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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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distincte.

191 LA BIOPTRÎQVE O CV LA IRE,

àrer, -n t^uel,1'on L disposé en particulier, la construction oe íès verres ; & l’on confi-dc^ocu- Géreraprcmierement ,fi !'Oculaire lereprefente distinctement, ct: fermemenCìâirede terminé ; vers la circonférence de la base , du cône visuel, & fans la colorer $verres ^ cela se trouve heureusement, il faudra laisser le verre objectif comme il est dé-

. couvert, de toute la largeur de fa superficie •: mais fi l’objet, ne paroist pas fer-de°/endre m ement terminé 5 Ion couvrira peu,, à peu, fa circonférence, comme j’ay dit3a vision au Chapitre 4. de la Section i. diminuant peu, à peu fa superficie, avec des car-tons rondement percez , ct appropriez à cet effet. Et l’objet paroissant en fui-te bien fermement, Sc distinctement terminé , en la circonférence, comme aumilieu, de la base du cône visuel ; l’on examinera en fuite, fi la veuc n’est pointembrouillée de couleurs 5 ct: s’il s’y en trouve,pour y remédier, l’on remarquera,qu’elles proviennent ordinairement, de ces trois causes: c’est-à-fçavoir, ou dela nature du verre, en fa substance, ou du défaut de rectitude, du tuyau ; ou deJa trop large superficie du second, ct du troisième verre y mais spécialement dusecond, pour sa grande curvité ; car les rayons extrêmes, y tombants beaucoupinclinez, ct tendants par leur grande réfraction , à un concours beaucoup plus

Í iroche du verre, que les autres rayons plus directs : comme j’ay fait voir, danse Corollaire, de la seconde Proposition ; ils font intérieurement dans le verre,un retour de convergence, trop court, Sc trop violent ; qui les couche, tout àl’entour, de íà circonférence y en laquelle, terminants tout leur effort, ils l'é-clairent confusément de la lumière, qui âccompagnoit les efpeces de l’objet,qu’ils portoient: Lc font paroistre à P œil, ( suivant la force, de fa faculté vifive»ct íà différente distance, du dernier verre de l’Oculaire; ) tautost une couleurbleue ,s’ilenesttrop prés; ct une couleur jaune, tirant fur le rouge } s’ilenesttrop éloigné. Que si ces couleurs, proviennent de la nature du verre, l’on pour-ra bien les diminuer, par les moyens suivants } mais non pas les oster entiere-ment : ct pour le reconnoistre, l’on dressera en premier lieu, tres-exactemenc »Usma ’ef tu y au âe l’Oculaire , dans lequel nous supposons les verres situez avec la pre-le ks°en ' cision requise. Et si l’Oculaire, nonobstant, faitencore des couleurs ; l’on fera-oster. certain que le défaut en provient d’autre cause. C’est-pourquoy, asm d’y re-médier, l’on couvrira peu à peu, la circonférence du second verre , ( que je sup-pose estre celuy de la plus petite sphère, ) observant de couvrir aussi, à propor-tion un peu , celle du troisième verre ; ( spécialement aux petits Oculaires, decette efpece ; où il est encore, d’assez grande convexité, ou petite sphère : ) caípour le quatrième verre en cette construction, ( ou ií est de plus grande sphère,)il n’a pas besoin d’estre couvert pour ce sujet, ces couleurs n’en pouvants pro-venir. L’on peut encore autrement, ct assez facilement, sans couvrir mefine,ny étreísirles superficies de ces verres de l’œil; exclure ces couleurs de l’Ocu-laire : par l’interposition seulement d’une pinnule, à distance convenable, en-tre les deux derniers verres ; en la maniéré que j’enscigneray cy âpres. Orl'O-culaire, estant par ces moyens, rendu exempt de couleurs ; l’on séparera main-tenant les deux derniers tuyaux, qui contiennent le trois, ct le quatrième ver-res; laissant le second seul, avec l’objectifdans le tuyau, pour déterminer dansl^derniere exactitude, leur distance précise. L’on espacera á cet effet également,tous les tuyaux particuliers, qui composent, le total; ct l’on y marquera fn schacun, bien justement, le repere, de celuy qui le precede , ou qui le fuit ; (

Ion la diverse maniéré de tuyau , cylindrique, ou conique , duquel on sc sera set-yy : ) faisant cette marque indeleble, ct tout à l’entour de chaque tuyau, ponfles y pouvoir facilement remettre , lors que l’on se voudra servir de l’Oculaire.L’on examinera en fuite, de mesme maniéré , l’efpace, ou distance du secon^»au troisième verre, remontant leurs tuyaux ensemble, à cet effet; puis enfin,

celle du troisième, au quatrième verre, marquant bien exactement leurs repé-rer-

JD’où pto-cedent lescouleursde I lris,«n l’Ocu-laire dequatre