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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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x o 4 * LA DIOPTRIQVE OCVLAÏRE,

remcnt ces deux Oculaires j en une feule bien nettement terminée, Sc distin-cte ; pour produire un excellent effet. Car ce n'est pas seulement pour faci-liter la vision, regardant f objet des deux yeux en mesnie temps ■ quoy-que cesoit beaucoup , dé pouvoir par ce moyen soulager l’céiî, que l’on seroit obligé(se'fermer , regardant par i’Oculaire simple : 'St qui seroit pendant cétèmps,en estât violent. Mais c’est encore principalement, pour augmenter Ja forcejmpreífive des efpeces, en la vision ; Sc leur grandeur, en la reprefentation del’objet, comme j’ay démontré en la 57. Proposition.

Or pour effectuer la premiere, devant toutes autres choses, il faut avoirdeux verses objectifs de mefme matière , de mefme largeur convenable 5 exa-ctement de mCÍrne fphere, Sc également excellents. Je suppose le semblabledes verres de l’œií, soit concaves, soit convexes. Il faut en second lieu, ob-Comment server la distance des centres des pupilles des deux yeux, de celuy qui se doitle "u di" servir de cet Oculaire, couchant un compas, à plat, fur le bord des paupièresibnee des inferieures de ses yeux : en forte, queíes deux pointes correspondent assez ex-des ouvèi- ^âement aux centres des deux ouvertures de i’Uvée. Ce que chacun peut en-cures des core observer fur soy-mefme, par le moyen d’un Miroir ; ( Lcen cette manie-Ueuxyeux, re, je me les fuis trouvez assez précisément distants, de deux pouces Sc {:}en quoy neantmoins, il faut spécialement remarquer, que fans une adresse sin-gulière , celuy qui fait cette observation ( mesmes fur un autre, ) ne peut ordi-nairement obtenir là distance des centres des pupilles des yeux, que pour lesobjets proches ; non plús que lors que quelqu'un la fait fur foy-melme , anmoyen du miroir : qui est neantmoins différente, de celle des objets tres-éioi-gnez , quienvoyent leurs axes parallèles dans les centres des pupilles, Sc des hu-meurs des yeux : comme j’ay fait voir au lieu allégué. Et laquelle pourtant com-me seule naturelle, il seroit neceílaire d’avoir, pour régler parfaitement laconstruction positive, de cet assemblage d’Oculaires 5 à toutes les distancesdes objets. -

La cause pour laquelle, un autre que nous, faisant cette observation, ne peuCmesmes qu’á peine, Sc par industrie, obtenir exactement cette distance natu-d>bscTver re ^ c > des centres des pupilles de nos yeux, pour les objets éloignez ; provientla distance de l'inquietude de nostre imagination, à la veuë des pointes de ce compas , std r CS s C des Poches de nos yeux, comme elles doivent estre en cette observation : faquel-pujiiies 5 le nous estant la liberté de regarder ailleurs, ne nous permet qu’â peine, SCdes yeux ; pour quelque moment, d’en ester la veuë, pour la porter vers les objets plus é-SÏÏJ/L loignez ; comme il est requis. Pôur l'observation, qué nous en faisons nous-mefmes, au Miroir -, nos yeux propres, fur lesquels nous la faisons, en devantsestre les juges : il est nécessaire qu’ils se contournent à cet effet, vers le Miroirqui est proche j pour l’y regatder : Sc par conséquent, encore en cette manié-ré, il est impossible d’obsërver les Centres des pupilles ; autrement, que con-tournez aux objets proches. II faut donc necestàiremertt que l’art, en la stru-cture ou assemblage de ces deux Oculaires , supplée ce defaùt de la nature ; SCque celuy qui fait cette observation fur un autre, ait l’adresse le faisant regar-(der quelques objets tres-élòignez ; de surprendre comme furtivement, loiiinia-gination : & cependant, promptement travailler, â son observation.

loigneï.