TROISIE'ME PARTIE. n S
tredecet objectif. De plus , le tuyau de cet Oculaire estant supposé de Ion -gueur suffisante , pour éloigner autant qu’il sera necestàire , le second verre,de son objectif j maintenant, sans altérer ,ny varier aucunement la situationrespective , de tous les autres verres, ( quelque quantité, que cet Oculairedonné en puisse avoir : )Pon éloignera seulement le second, de son objectif 3 al-longeant à cet effet, le tuyau de s Oculaire , seulement depuis celuy qui portece second verre ; (car en I’éloignant ainsi de l'objectif, l'on en éloignera en-core tous les autres inférieurs, fans toucher leur habitude, ou situation reípe-ctive 5 ny la distance qu’ils observent entre-eux : ) tant que l’œil, posé en íasttuation ordinaire, pour voir les objets éloignez ; voye par cet Oculaire, tres-clairement, 8c tres-distinctement le petit objet, qui luy est posé proche.- 8ca-l°ts, l’on espacera également sur cette longueur, tous les tuyaux de l’OcuIai-re , depuis celuy qui porte le verre objectif ; jusques à celuy du second verre :Y marquant sur chacun, son repere , bien justement 5 pour les y pouvoir re-mettre , lors que l’on s’en voudra servir, pourvoir semblables petits objets, àce tte distance. Et en cette maniéré, l’Oculaire qui servoitá voiries grands°bjets éloignez , fera parfaitement disposé ; pour voir , & augmenter tres-ttotabiement, les plus petits objets proches : situez à la distance qui leur estproportionnée.
CHAPITRE II.
£ >e la forme , & proportion des (verres , qui fervent à la confiruBian del Oculaire , proprement dit Microscope .
; E t T E êfpece d'Oculaires, a fa construction toute particulière , 8cj toute contraire, à celle des Oculaires, qui serventaux objets éloi-gnez j que nous avons positivement construits, dans la Section pre»
—Jcedente. Car d’autant, qu’il sert à voir les petits objets, qui ontes -peu de rencontre à la lumière 5 8c qui demandent neantmoins, d’estre beau-éclairez , pourestre bien veus : l’on n’a pû autrement suppléer , aude-p Uc de la grande lumière , qui leur est necestaire, qu’en les approchant demil île plus prés qu’il se peut j afin que leurs foibles efpeces, ( qui se diffipe-p lent , dans une plus grande distance, ) estants plus promptement receuës demil, fussent capables d’y dépeindre plus vivement, 8c plus fortement, leur/“présentation : qui autrement n’y seroit pas si sensible. Et que estants mes.
e P a r ce moyen, veus fous un plus grand angle , ils soient auffi veus plus confira*grands. Etc’est encore pour cette cause, que l’on s’est spécialement peiné , de ction de,irecet Oculaire, à la moindre longueur possible j ce qui ne s’est pû faire,ss 1 ^invertissant toute la construction de ses verres, tant au respect de leur si- pe^pres-"ç atl °n, ( faisant son objectif, de la plus petite sphere ; 8c son verre de l’œil, au < i uc enntraire, de plus grande sphere : pour pouvoir approcher le petit objet, jus- [«ire T*"2 , es e nviron à la distance, de son demy-diamètre de sphere, s’il est de deux e- c , elJe dcle u eS ^onvexitez ; ou de son diamètre entier, s’il est plan-convexe : ) Que de q° C f e 3 r ‘ c re £ç ^ proportion ; car la proportion , que les verres de cet Oculaire observent, voir Je*tfa . re l e nrs convexitez, ou puissances, est auffi invertie : 6e entierement con-?^ et * eascelle de la construction des verres, de l’Oculaire, qui sert à voir les ^pro CtS ê^ignez. Car plus l’objectif, 8c le verre de l’œil, y seroienten grandeportion; moins l’Oculaire Microscope augmenteroit l’espece de l’objet.