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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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LA DIO PTR-TQVE OCVLAIRE,

égales convexitez, de largeur d’environ i. pouce Sc - de diamètre, Sc qui soit enproportion de convexitez , ou de distance de foyer, avec le verre immédiat del’oeil, tout au moins comme 2 4, à'i : je le pose icy comme 3. ài. c’est-à-di-re, que le verre de l’œil estant de 10. lignes, de distance de foyer ; celuy-cy enaura 24 ou 30. qui font z. pouces, ou z. pouces \ de distance de foyer. L’onmontera ce second verre, dans le mesme tuyau , auquel est déja monté le verrede l’œil, ( qui doit estre assez large à cet effet; ) Se à la distance environ, du dou-ble, de réìoignement du foyer, du mesme verre de l’œil ; qui est icy supposé de20. lignes. Et il faut remarquer, que j’y observe cette distance, pour plusieursraisons, dont j’en allégué seulement deux , fort considérables: La premiers »exprimée en la 47. Proposition,est d’autant qu’encore que plus ce moyen verre,estant proche du verre de l’oeil, augmente toûjours á proportion davantage, :( ou diminue moins ; ) l’espece de l’objet : l’experience, fait neantmoins voir,que le verre de l’œil, fait auffi paroistre les moindres défauts ; de ce moyen ver-re, tres-desavantageusement, lors qu’il est situé trop proche du point de con-cours , du verre de i’œil,les augmentant tres-sensiblement : ce qui est fort dés-agréable. La seconde raison, est d’autant, qu’il fait paroistre l’objet, commedans une vapeur , ou dans une eau, qui semble le couvrir, Se qui fait une faus-se réfraction , qui amortit beaucoup la vivacité , Se la netteté parfaite que doseavoir la représentation de ì’objet. Défauts, que l’on nesçauroit éviter en cet-te construction, quepar l’éloignement, de ce moyen verre, de celuy de l’oeil ?Se qui ne doit pas neantmoins exceder, d’autant, qu’il diminuëroit trop ( â pro-portion de son trop grand éloignement,) l’espece de l’objet; qu’il mut toû-jours conserver, la plus grande ,qu’il se peut : mais auffi toûjours accompa-gnée , d'une clarté, Sc distinction parfaite : ) fans perdre aucun des avantages,que la nature nous puisse donner, en cette construction. L’on joindra doisemaintenant ce tuyau garny de ces deux verres, avec celuy de l’objectif ;ayant l’œil dessus, en regardant l'objet, on Renfoncera peu, à peu, en le tour-nant doucement dans le tuyau de l’objectif, tant que l’on voye tres-claire-m en t, Sc distinctement, le petit objet : alors on marquera le repere de cette di-stance , fur le tuyau, pour l’y pouvoir remettre, lors que l’on se voudra servirde cet Oculaire. Et d’autant, que ce second verre, interposé entrel’objectif»& celuy de l’œil j diminue maintenant un peu ,1a distance de l’œil, à son ver-re immédiat; Sc que le laissant dans fa profondeur de tuyau, qu’il avoir au<paravantenla 46. Proposition, il diminuëroit la base du cône optique, Kcse"roit moins paroistre de l’objet: pour éviter cet incident, il faudra doucemeiseretirer de son tuyau , le verre immédiat de l’œil , Sc en regardant actuelle-ment par l’Oculaire , Rapprocher peu á peude l’œil ; jusques à ce que la circon-férence de la base , du cône visuel, paroisse exactement, ôc nettement limitee?Sc que l’œil,voye l’objet, par une vaste , Sc pleine ouverture du verre. Aim*cet Oculaire , sera parfaitement construit, Sc positivement réduit àl’ufage*