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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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T R CISTE ME PARTIE. r6z

CHAPITRE IV.

Le .grand Oculaire Dioptrique ^ servant aux obiets éloigne ç.; applique }

aux petits obiets proches .

R a i t T an t icy simplement de l’uíàge, je ffy ajoûterien áce quej’ay déja dit, de raccommodement de ces Oculaires, aux petits ob-jets- spécialement dans le Corollaire de la 43. Proposition , êc dansle Chapitre premier de la Section 5. Pour exposer donc simplement,Quelque chose de cette utilité, ( que j’estime singulière, 6c jusques à mainte^arant inconnuëjjedis en premier lieu,que tout Oculaire Dioptrique,de quelqueespece qu’il soit,propre à voir les objets éloignez -, peut encore servir, à voirtoutes sortes d’objets proches. Et secondement, que pour les accommoder auxpetits objets, fans autre construction particulière ; il est seulement requis dans^ pratique, d'approcher l'objet à telle distance du verre objectif que l’on vou-era, jusques à la longueur, peu moins, de son diamètre deíphere , s’ilestplan-convexe ; ou de son demy-diamette ,s’il est de deux égales convexitez : par ia4 - Conséquence de la 3. Proposition, Etd’éloigner aussi en suite le second ver-ïe ,derobjectif ; íàns rien varier en la situation des autres, si l’Ocuiaire en aplus de deux ; tant que l’on voye tres-clairement, 6c tres-distinctement l’objet,pLr cet Oculaire : afin de proportionner la distance, de ce second verre, à cel-le du nouveau point de concours ; qu’ont maintenant les rayons de cet objet,a insi approché du verre objectif. Et c’est pour ce sujet, que je donne ordinaire-ment à tous ces Oculaires, un tuyau trois fois plus long , qu’il ne seroit necesefaire, pour servir seulement à voir les objets éloignez : afin de ne les priver d’u-si considérable utilité. Car j’avouë que l’efîet admirable de l’Ocuiaire en ydiitíCe sujet, m’a souvent surpris ; 6c porté jusques à I’ètonnement. Mais aussi pour Lr-Zuiíere.parler ingenuement,u faut réciproquement avouer,qu autant que cet effet grandel’Ocuiaire Dioptrique, est singulier, 6c admirable ; il a de meíme fonde- longueurmut, qui est une tres-grande sujétion , lors qu’il excede crois pieds de lon_ ^ rocu-Eueur. Car ayant besoin pour le produire, d’un fort long tuyau, il luy faut iaír e dìo-uussi un fort long appuy, pour le tenir bien droit -, 6c conséquemment, un lieu P tri q«cîf°rt spacieux, pour le contenir. Ce que l’experience m’a fait voir diversesfo!^ mesmeavec un Oculaire, de 4. pieds seulement de longueur 5 auquelà -pisepour£et effet, ayant accommodé un petit objet, à la distance d’environ 5. pieds, de v 0 °tj r et * csion verre objectif; je fus contraint de prolonger son tuyau, jusques à plus de 13. soignez.P^ds de longueur ; pour le voir parfaitement : à la vérité avec un effet prodi-Eieux, 6c entierement surprenant ; nonobstant qu’il se pust encore augmenter,e ° approchant,l'objet de son verre objectif, ( qui estoit plan-convexe 5 ) jus-tes àla distance (peu moins) de son foyer, ou diamètre de 4. pieds : 6c allon-^ant le tuyau, à proportion qu’il auroit esté en fuite nécessaire d’éloignerleVerre de P œil, du verre objectif. De mesme en ayant fait diverses experien-Ces , avecun petit Oculaire d’environ trois pouces de longueur seulement ; íeptiC objet estant situé à la distance d’environ 4. pouces, de son verre objectif;e tuyau de l’Ocuiaire sc trouva de 15. pouces de longueur. Etquoy-quej’ayeait nombre d’expériences des médiocres objets , éloignez d’environ 150. ou*°o. pas , avec un Oculaire de 20, pieds de longueur j le défaut neantmoins de

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