TROISIE'ME PARTIE, 277
vision cn trois parties égales-, l’on joindra leurs points homonymes,ou cor-respondants, de mesme part, avec un cordeau noircy bien tendu , pour mar-quer trois lignesfur toute la longueur de l’arbre ; suivant lesquelles à la distan-ce de 4. pieds de íà partie inferieure , fie d’un pied feulement de la fuperieure ,l’on profondera trois raiínures, de de m y pouce de largeur j mais leur profon-deur, 11’estant pas égale, fur toute cette longueur ) d’autantque la difFerentegrosteur des deux extrérnitez de l’arbre, y caule quelque sujétion j pour cettecause, devants estre plus profondes, vers la partie inferieure, que vers la fupe-rieure de l’arbre. Pour connoistre cette profondeur, l’on prendra avec un com-pas à pointes recourbées, le diamètre de l’arbre : premierement, á un pied deson extrémité fuperieure ; Le son décrira le cercle, de ce diamètre, fur quel-que plan ; parle centre duquel, ayant tiré une ligne droite quelconque inde-terminément prolongée, au dela de fa circonférence ; l’on prendra en fuite lediamètre de la grosseur de l’arbre, à la distance de 4. pieds, de fa partie inferieu-re j fie bayant divisé en deux également, l’on portera ce demy-diametre, ducentre du cercle décrit, sur la ligne qui couppe fa circonférence, pour y mar-quer le point, où il se terminera ; carl’efpace entre ce point,Le la circonférencedéja décrite, donnera la profondeur, que doivent avoir ces trois raifnures enleurs extrérnitez inferieures :d’où elles seront conduites , eiï diminuant tou-jours doucement leur profondeur, (que l’on pourra en la mesme maniéré ob-server , en divers endroits, fur la longueur de l’arbre, ) tant qu’elle sc perde in-sensiblement ,à un pied de son extrémité fuperieure, bien également, Le droi-tement : en forte, que leur fond, soit parallèle à Taxe, du cône tronqué, de cetVrbre, fur toute leur longueur.
*, Ces trois raifnures faites, l’on efquarira maintenant la partie inferieure del’arbre, fur la hauteur d’environ trois pieds, que doit avoir son empâtement ; îa%ure le représentant assez naïvement, je n’en fais pas autre description. L’onremarquera feulement, que je restreins un peu son étendue, estantfacile delasuppléer par autres moyens commodes 5 mais non pas d’obvier autrement,auxobstacles qu’elle feroit à l’obscrvateur, d’approcher le pied de I’arbre, pourl’observation des Astres culminants, ou qui íè trouvent proches du Zenith. Aureste ,tout l’effort que peut souffrir cet arbre, dans l’ufage de l’instrument, e-seant perpendiculaire, Sc fans aucune faillie considérable, ne le fçauroit ébran-ser -. & mesme en tout cas, l’on peut autant qu’ilsera neceílàire, affermir son asofiete ; en chargeant son empâtement.
L’on void en suitte,les figures particulières, de deux viroles v , X; lapremie-re v, est de cuivre, jettée en fonte, 6e rondement tournée dedans, Le dehors ;jdle est de largeur pour entrer juste, sor le plus gros de l’arbre, en f 5 son re-bord d’embas, Se fa cerche , font d’une seule piece. Cette cerche, est d’envi-*°n une ligne fie demie d’épaisseur , & de cinq pouces de hauteur . sonbord inférieur, est large d'un pouce, fie épais de quatre ou cinq lignes }il porte trois viz bien fortes, comme les représente la figure & , égalemente ipacées en tiers point, sor íà circonférence. Ces viz font de grosseur , fi c
longueur, pour entrer justes, dans les trois raifnures de l’arbre , fie pour tou-c her legerement leur fond, lors que cette virole fera posée en son lieu,fur le plusgros de l’arbre 5 car elles luy doivent servir de conduite, en son mouvement :a fin qu’elle coule doucement, fie sons varier le long de l’arbre, fie au mesme> ern P S , que ces viz courent tout le long de ces raifnures, sor leurs extrérnitez..
j a seconde virole v, devroit plutost estre de fer, que de cuivre-, pour tournerPsos doucement, à l’entour de la précédente. Si on la fait de tôle de fer, il suf-fis qu’elle ait une ligne d’épaisseur. Elle sera bien rondement tournée parle
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TAB.33