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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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zo6 LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,

TAB.39 Ces deux figures, representent donc, de jour, á jour , le progrez du mouve-ment , des macules du Soleil -, Sc par ce moyen, le mouvement des pôles, deTaxe du corps du Soleil : ou ( ce qui est le mefme, ) le mouvement du Soleilssusson axe 5 suivant les trois maniérés , que je l’ay expliqué dans le discours pré-cédent. La premiere, represente ce mouvement, apparemment droit. Et laseconde , ( qui tient aussi lieu d’une troisième opposée ; ) fait voir ce mouve-ment, íè recourbant, Sc fléchissant de la ligne droite, vers le Nord. La troi-sième, qui se peut aisément concevoir par la seconde ; seroit voir le mouve-ment des macules du Soleil, recourbé vers la partie opposée 3 qui est l'au-strale, Scc.

chapitre IX.

Des nouvelles apparences , des Planètes de Venus ,

(&r de Mercure.

O v s avons generalement remarqué, au Chapitre premieEde la Section precedente-, que tous les corps des Planètes,'n’ont aucune lumière propre , à l’exception unique, de celu/jdu Soleil. Je l’ay démontré en la Lune , Sc je fais voir icypar la preuve évidente, que l’Oculaire nous en donne, ( nou£faisant observer en Venus, Sc en Mercure 3 les mesmes phases *qu’en la Lune ) Que ces deux Planètes reçoivent aussi bienqu’elle, leur lumière du Soleil. Elles se meuvent en effet autour de luy , Sc I eregardent comme leur centre : se trouvants dans ce mouvement, tantost infé-rieures , Sc tantost superieures, à son égard. Mais de mefme, que pour faci-liter ['intelligence,de ce que nous voulons observer des Planètes de Mercure,Sc de Venus ; nous avons fait preceder ce qui concerne Inobservation du Soleil -De mefme icy, pour faciliter ['observation de Mercure, sans m’arrester à Pon-dre de leur situation - je propose celle de Venus, asin qu’estant plus facile, SCplus sensible, elle nous donne jour, en celle de Mercure 3 qui luy est presiff?en tout semblable : mais beaucoup plus difficile.

De la Planète de Venus. $

L’Ocuiai- T 'Oculaire Dioptrique nous fait voir en Venus, ce que toute l’Antiquité, drepio- 1 j absolument ignoré; Que cette Planète, a ses phases, c'est. à-dire tes crois-tiitVoir lances, Sc ses diminutions, comme la Lune -. mais que leurs periodes , se nCque Ve-' neantmoins fort différents, puis que la Lune, les a toutes dans l’eípace d’arinus, ascs mo j s , q Ue y enilS) n e jes achève qu’en l’espace d’un an. Venus p 2 <comme’ la roist donc premièrement, croiíìànte de lumière, le soir , lors qu’estant proche,lune. mais au deçà du Soleil ; ellevaen conjonction : c’est-à-dire , devant qu’eH eparvienne dessous les rayons du Soleil ; 8c qu’elle en paroisse obscurcie. E cle matin, âpres qu’elle est nouvellement sortie, de dessous les rayons du Sol&pcommençant alors, áestre Orientale , 8cmatutinale 3 comme l’on void en I 3Tab. 40 présenté figure. Car en ces deux temps, nous ne pouvons voir ,quelamoiu-? dre partie de son Disque y l’autre plus grande partie éclairée , estant tournés

vers le Soleil, ne nous paroist point. Nous la voyons en fuite, à moitié luiE