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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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334 LA DIOPTRÍQVE OCVLÁÏRE,

plusieurs autres maniérés, donner ce mefme mouvementa n o sire index, foiepar deux polies de diamètres en proportion requise, soit par des rouësdentées,soit parla viz fans fin,&c. Mais tout cela,estant pi us facilement sus-ceptible d’erreur-, je p référé pour ce sujet,la simplicités avec laquelle, j’ay con-struit ce petit instrument.

Maintenant, pour dire icy en paílant un mot , de I’usage du Treillis } àcontretirer ces mesines apparences, des objets du Ciel : de mefme que nousl’avons expliqué, au Chapitre 8. de la Section 7. de cette Partie Positive,pour les objets de la terre. Le supposant à cet effet, monté, non comme là,en l'Oculaire de quatre verres ; mais de deux feulement: Le le plan préparé,-en la maniéré expliquée ,au lieu allégué. Encore que cet Oculaire, repre-fente l’espece de fobjet renversée 5 il faudra neantmoins, commencer à lédestiner ,de gauche , adroit j comme s’il representoit l’objet, en íà situationnaturelle. D’autant, que cette maniéré inverse de destiner , ne fait icy au-cun obstacle, à l’imagination ; ne la pouvant brouiller, pour ce sujet des ob-jets du Ciel ,qu'elle n’a pas í’habitude devoir droits j comme nous savonsde voir ceux de la terre. C’est pourquoy, l’on en rapportera les parties, ( parune vive appréhension d’imaginatiorsodans les aires homonymes du plan; toucde mefme, que nous avons fait cy. dessus, pour les objets de la terre. Et asind-éviter autant que l’on pourra, l’erreur, que cause la dissemblance , & dif-formité du Treillis,& de ses aires, irrégulièrementveus pari’Oculaire: l’onctrestìra l’ouverture du verre de l’œil ,en sorte, que la base du cône visuel, con-tenant feulement les aires du Treillis , plus proches de son centre } qui fontles moins difformez par la réfraction: l’objet qui y fera veu, soit aussi contretiréavec moins de disproportion,& plus de régularité.

Or finissant cette matière, Sc ayant fait voir les admirables apparences^découvertes au Ciel ; par le moyen de l’Oculaire Dioptrique : J’auroisbien

Î )û icy exposer pareillement, celles qu’il nous a découvertes fur la terre , pafa contemplation des petits , ou mefme encore des plus petits objets , quin ont rien de moins admirable en leur genre. Mais leur observation estantfacile , par les diverses sortes d’Oculaires Microscopes , que j’ay enseignéà construire pour cet effet ; Sc leur usage ( que j’ay amplement expliqué , )ri’exigeant pour cela aucune industrie particulière, dont chacun ne puisse estrécapable: jem’en dispense pour ce sujet, en laissant le divertissement, à ceu*■qui en feront curieux.

Voila donc , Mon cher Lecteur, ce que j'ay creû vous devoir commu-niquer , tant en général, de l'u sage de l’Oculaire, au respect des objets duCiel ; qu’en particulier , de íès excellentes militez, au sujet des nouvelles ap-parences qui y ont esté découvertes , Sc observées de nos jours par soumoyen. Je ne doute point que si les Curieux également siçavants, Sc Ar-tistes Mathématiciens, continuent de contribuer leurs industries , à la per-fection de ce noble instrument : ( à quoy ils doivent estre puissamment sti-mulez , par l’admiration de tant de merveilleuses apparences , inconnues a-tous les siécles qui ont precedé le nostre: ) Ils ne découvrent aussi par soumoyen, lamatiere tres-ample ; d’une nouvelle Philosophie , toute duCiel*

Î >ar laquelle leurs esprits également éclairez Sc élevez au dessus de touteses choses de la terre 5 fe porteront genereusement, à en mépriser les bastéi-fes. Et singulièrement aydez , par la contemplation sincere de toutes le*merveilles des œuvres visibles du Créateur ; ils parviendront fans doute *^intelligence, de celles qui ne sont pas visibles , à des hommes mortels#