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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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TROISIE'ME PARTIE. 343

la fonte-, cela fe peutneantmoins, assez commodément faire, avec îe meímecollet de l’arbre du tour , qui aservyde raodeíe, à les mouler. Car toute lalunette estant montée, comme en la seconde figure ; 8c ayant détourné lavizo, l'on mettra de Fémeril bien broyé , 8c détrempé en eau tout à l'entour pardedans ; Le y ayant mis le collet de F arbre du tour, on Fy tournera fortementá!a main , ou mefme fur le tour ; tant quel’un ,.8c l’autre, s’estants récipro-quement agréez,8c adoucis, par ce mouvement violent } l’on fente en serrantpeu à peu la viz o,que l’arbre foitjuste dans fa lunette, 8c qu’iís’y meuve tres-également, 8c tres-doucement. Et alors au lieu d’eau, ( ayant bien nettoyé 8costé tout l’émeril, tant de la lunette, quedu collet de l’arbre, ) l’on y mettra del’huile, avec du charbon broyé, qui osteront dans la continuation de ce mou-vement, tout le reste de Faction de Fémeril ; 8c les adouciront parfaitement.

Les ayant en íuite, bien nettoyez, ils seront preparez à Fufage ; qui ne reque-' rera plus, que par fois, feulement quelque goutte d’huile d’olives, pour faci-liter leur mouvement, dans le travail. La troisième figure , reprefente lefup- fig, î(jport, de la pointe o, de l’arbre du tour ; fa construction est évidente, dela sé-paration des pieces, qui le composent. L’usage de ía viz z, qui entre dans l’é_crou y 4, est d’avancer, 8c retirer le prisme x , qui coule quarrément, 8c ju-stement dans l’ouverture de la coulisse y 3 : pour porter en son centre x, lapointe g, du canon ou arbre du tour. Cette viz z, porte en son extrémité unepetite gorge 11, qui entre dans F un des bouts de ce prisme x , où elle est re-tenue de deux petites goupilles 1,2, qui l’empéchent d’en sortir, mais nond’y tourner doucement dedans.

Toutes ces pieces , fabriquées de la forte ; íe tour doit estre mon-té comme nous le saisons voir , en la petite figure de ce tour , dans laTable 46. où l’on peut remarquer , que la lunette c d , &C le supportg h , de la pointe de l’arbre ; font perpendiculairement placez , 8c entail-lez de trois lignes environ, de profondeur , dans la base du tour ; qui est la piecede bais l m : ( cette base, doit estre bien dressée en tous sens, ) 8c leurs tenonsen viz e,i, qui la traversent, fervent à les y établir solidement, avec leurs é-crous ,par le dessous. Les deux viz n , o , fe reçoivent dans leurs ouverturesp , 8c fervent pour appliquer , 8c affermir tres. solidement le tour, toutwonté ; en lieu convenable, pour Fufage : comme F on verra dans la fuite.L’ouverture x , sert à passer la corde de la fusée r. Cela préparé, il faut main-tenant faire une boete, ou croisée telle que jelarepreíènte en cette figure, el- TAB.45le doit estre de fer ,-bien forte, d’un pied 8c demy de diamètre, environ ; ( estantsuffisante de cette grandeur, pour porter sur le tour, les plus grandes formes,qui puissent servir au travail des verres objectifs. ) Pour en faire plus facile-,nient concevoir la structure , je F expose fuccintement. Les rayons a b c D,de cette croisée, font doublez, 8c assez exactement parallèles , ils font biendressez fur leurs costez intérieurement : au centre du cercle de fer, qui termi-ne bien également, 8c rondement la circonférence de cette boëte : 8cfecroi-sent à angles droits, auquel, ils portent un tenon e , perpendiculaire à sonplan. Ce tenon tarodé en viz,est de juste grosseur,8c longueur pour estre receudu canon du tour,8c y estre affermy, 8c stablement arresté de sa goupille : onl’y dressera exactement dessus, afin que la croisée y estant une fois bien aju-stée, l’on s’en puisse par âpres servir avec asseurance, 8c satisfaction. L’on*oid entre les rayons de cette croisée, quatre agraphes a, b, c, d 3 pour tenir,

& fixer le travail, dessus: elles íe peuvent approcher, 8c éloigner du centre,èc arrester fermes, en quelconque lieu de son étendue, avec leurs écrous, 8Íplatines, par derriere : ce qui est incomparablement plus commode, que les«oings de fer , defquelsfe fervent quelques artisans peu intelligents, qui é-: