TROISIE'ME PARTIE.
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CHAPITRE III.
M dn'tere exquise , de perfeSlïonner toutes fortes de formes , @r Platinesfpheriquement concaves ; pour travailler a la main libre, (ef coulante,toutes les fortes de verres convexes Jpheriques qui fervent â laconfiru&ion de l Oculaire Dioptrique .
’Est la commune maniéré des Artiíànts vulgaires , decon-caver, & convexer, tant les modelés, que les formes mefrnes,fur un arc de cercle ; qui a pour diamètre la longueur qui leurest donnée pour mesure. Mais cette grossière mechanique MaD 'f re ,tres-defectueufe,&; qui ne suffit pas messine á former exacte- de^rmefment Tare , duquel on fe veut servir ; ( veu qu'jl différé sou- s ph«i-vent tres peu , de la ligne droite ; pour la petitesse de son seg-ment, &, !a grandeur du diamètre de son cercle :} est par conséquent beaucoup nés jgros-moins exacte, à former spheriquement les platines ; fans parler de la longueur jamÛtc'du temps qu’elle demande. Pour cette cause, je la rejette , & impreuve,comme peu ingénieuse, & indigne de nostre Artiste : qui doit tenir pour maxi-me, que les formes excellentes, ne doivent point estre faites en tastonnant,ny par reprises^ mais par une tres-íìmple conduite, & toute continue. Voi-çy donc la maniéré quej'ay tenue en ce travail, & pour la rendre également in-telligible, comme elle est facile j je la represente naïvement en cette figure, de.T ab.
laquelle j’exposeles particularités. Jefaisdonc voir en premier lieu, le tourné,c d quej’ay cy-dessus décrit, appliqués au moyen de quatre fortes viz, )ssirl’unedesexttémkez, d’unepiecede bois quarrée , bien solide ab ; plus lon-gue de 4. ou H. pieds, que la moitié de l’Oculaire , que l'on désiré faire : écgrosse, à proportion de fa longueur , afin qu’elle puisse fans plier ,ny brandir,ou darder, soutenir l’effort du travail. Elle doit estre exactement dressée, aumoins du costé fur lequel le tour c d , est appliqué -, afin de pouvoir en fuite tra-vailler avec Ja précision requise. Et pour y bien diriger toutes les pieces qui ydoivent estre appliquées, l’on tirera exactement fur le milieu de fa superficiefuperieure, une ligne droite 2 ,3, de toute fa longueur ; qui fera parallèle á fesdeux costez. Le tour c d, estant ainsi fermement étabîy , suivant cette lignedroite; en forte non seulement, que la platine, ou forme o, qui sera montéedessus, luy soit exactement perpendiculaire ; mais encore, que cette ligneConvienne exactement avec son milieu; ce que l’on fera facilement au moyend’une longue cquerre, qui portera en sa branche fuperieure un filet à plomb.
L’on appliquera en ssiite le support m s, fur Iamesme superficie , ôcen l’extré-mité opposée b , de la mesme piece de bois a b j & l'on dirigera ce support , enforte, que sa face antérieure s, estant exactement parallèle à la forme g, mon-tée fur ie tour, ( à la distance, ou mesme un peu plus que la longueur, du demy-diametre de la sphere , de laquelle l’on veut former cette platine g ; le centre1 , de ce support, convienne bien justement, avec la ligne droite 1 j -, 6c con-séquemment, avecie centre de Iamesme platine g, & en cette situation, onHrrestera fermement avec fes viz, sur la piece de bois ab -, tellement, qu’iltfen puisse estre ébranlé, par l’effort du mouvement du tour. Cela fait, l’on.
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