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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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TROISIE'ME PARTIE.

litez du bord du verre, fur un grez ; pour empêcher qu’elles ne gastent la for-

mé. Mais Rexperience montre, que cela ne suffit pas , estant nécessaire, quele verre appuyé tres-également ,5c justement de toute fa circonférence, fur laforme , pour Ry pouvoir parfaitement conduire : 6c qu’il n’y peut parfaite-ment appuyer, de toute ía circonférence , fans ce bizeau, qui en oste toutesles inégalitez; y appuyant souvent fans cela, imperceptiblement en bascule:d’où a vient qu au lieu d’y prendre régulièrement au travail la forme sphéri-que, il y en prend une faustë , 6e irreguliere, de sphéroïde. Et quelque peineque l’on prenne en suite , pour perfectionner un tel verre; il ne peut jamais

réussir. - ,

Pour donner donc ce bizeau , àu verre ; l'on prendra ía forípe de la plus pe-tite íphere, dans laquelle ce verre pourra entrer, de la profondeur d’environ undemy pouce; Raffermissant bien avec du mastic fur une table solide,(qui ne doitexcéder la hauteur commode, pour avoir la liberté entiere du mouvement ducorps, au travail : ) & ayant mis du grez, du premier degré de grosseur, danscette forme, avec un peu d’eau , l’on y travaillera les bords du verre, Rap-fuyant d’abord ferme, 6e observant de la main , s’il n’y porte point en bascule.L’on fera parcourir á ce verre, le pressant en tournant contre la forme , tou-,te ía superficie concave, afín de ne îa décentrer, 6e de Ruser également, 6e ré-gulièrement,6e lors que l’on verra le bizeau, approcher dela largeur, que l’onhiy veut donner ; l’on ne changera plus le grez de la forme , afín qu’il s’adou-,ciste : en estant mesme peu à peu , pour Radoucir plus promptement ; car ilk'est pas nécessaire de le-conduire par cet adoucissement, au polir, suffisantqu’il le soit médiocrement, pourveu qu’il ait i’angle bien vif. Ce bizeau estantfait, on lavera bien ce verre, ôcle mastic de la molette, Ressuyant d’un lingetien net • Scie mettant en un lieu propre, hors de péril. L’on remettra âprescRautre grez dans la mesme forme, pour donner de mefme, le bizeau au verred'épreuve ; on le lavera de mesme estant fait, le tenant auífí nettement que lehon verre : & l’on nettoyera la forme, de laquelle ons’est íervy, &c. ;

L’on pourroit avoir des formes exprez , de fer, qui ne serviroient qu’à faireles bizeaux des verres, & à ébaucher à R archet „ ceux de l’œil, 6e tous lesautres de petitesípheres, quiseroient trop pénibles à ébaucher à la main ; 6eftiesine faire ce travail rude avec de l’émeril,qui íeroitplus expeditif, 6ecoup-peroir le verre bien plus nettement, que ne fait le grez ; mais il faudroi t encoreavoir d’autres formes semblables, pour achever le travail de ces verres, avecdu grez : d’autant quel’émeril, f pour calciné qu’il soit, ) est trop dur pour leverre, & ne Radoucit pas assez ; 6c que les formes qui ontservy àl’émeril,s.’enincrustent en forte, que fa pointe ne se perd pas sstost , n’estants plus pro- fPrés à adoucir le verre, ( qui est mol ; ) 5c le rayant toujours, jusques à ce qu’a-jprés un Iong-remps, que l’on les fait servir au grez, l’émeril se soit adoucy.

Les formes, pour ébaucher les verres de R œil , à l’archet ; doivent estre*quelque peu de plus grande íphere, que celle, de laquelle on les veut former :Le on les y doit atteindre , jusques fort proche du centre, afín que le plusfort du travail en estant fait ; la forme dans laquelle on les veut perfectionner^

so conserve mieux, 6c plus reguliere, 6ce.