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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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TABLE

avec quelques-uns des autres sens; fontcinq , selon Aristote : 6 c neuf, selon lesOpticiens. r

L’Obiet visible, envoye continuellement desespeces nouvelles,A tous les points du mi-lieu, &c. z

L’Obiet visible , est simplement representé. par ses especes ; & non pas en ses espe-ces. j

D'un Obiet visible, ( pour parler dans la pré-cision théorique; ) l’onn’en peut parfaite-. ■ ment voir qu’un seul point, dans la prati-■ que : neanunoins , la parfaite vision, a

quelque latitude. n

L’obiet paroist d’autant plus grand, que sonespece .contient un plus grand espace, enla Retine. n. Et qu’il est veu , par uneplus large ouverture , de la pupille del’œil. t;

L’Obiet differemment éloigné, demande les. yeux differemment contourner , pour en

estre bien veu. 14

L’Obiet, se represente naturellement sur laRetine, dans l’oeil; en situation renversée :tout de mesme, quesurleplan, dans l’ob-scuricé. zo

Les obiets , se dépeignent beaucoup plusparfaitement , fur la Retine dans l’œil ;qu’ils ne font fur le plan , dans l’obscurité.•Pourquoy. zo

L’Obiet visible, est tout entier, par ses espe-ces , dans tout le milieu ;& tout entier,dans chaque point particulier, du milieu.

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L’Obiet, n'est pas visible, dans un milieu,plus, ou également dense. zF

Pourquoy l’Obiet visible, paroist diminuer ,à proportion que l’on s’en éloigne; & aug-menter au contraire , à proportion quel’on s’en approche. 45

Les Obiets estants trop proches , ou tropéloignez de l’oeil ; causent en la vision , lesmesmes défauts , qu’aux longues, & auxcourtes veuës. 44. 45.

L’Obiet, est toujours veu en la mesme situa-tion , en laquelle ses rayons font portez furl’ouvercure , de la pupille de l’oeil. Pour-quoy. 48. 68.

L'Obiet veu en fa situation naturelle, parun verre convexe spherique; paroist plusgrand, qu’il n’est. 69

L’Obiec, veu parles verres concaves sphéri-ques , paroist plus petit, qu’il n’est. 77De tous les obiets qui font veus patTOcu-Jaire, ceux qui paroissent par le milieudes verres , font veus plus fortement, 6 cplus distinctement. SS

Chaque Obiet, demande que l’Oculaire soitmonté , à sa propre distance ; pour en estrebien veu. C’eíì-pourquoy, 1‘Oculaire dis-

posé pourbien voiries obiets fortéloìgnázjne peut servir à en voir d’autres, beaucoupplus proches , fans estre proportionné aleur distance ; autrement, l’on perd l’avau-tage, que la nature donne , en l’y propor-tionnant; de les faire voir plus grands» 6 Cplus parfaitement.

Les obiets proches, envoyent leurs rayonssensiblement divergents ; mais estants,fort éloignez, ils les envoyent imperce-ptiblement divergents : ou mesme danslapratique, conforme au sens, comme paral-lèles. 14. Sur quoy il faut remarquer, quela cause ,!pour laquelle, nonobstant queles obiets ttes éloignez , envoyent'tou-jours réellement, leurs rayons spherique-ment, 6 c comme du centre, à la circonfé-rence ; & conséquemment divergents : ilsfont neantmoins censezles envoyer paral-lèles ; est d’autant , que le diamètre de.la pupille de l’ceil, estant tres-petit, com-paré à fa grande distance de l’obiet ; ilne peut soustendre l’angle , que de tres-peu de rayons, de chacun des points decet obiet, qui y peuvent parvenir, aune-fr grande distance : lesquels par consé-quent , se trouvent si proches de leur axe »que comme j’ay remarqué , expliquantl’Axiome zz. ils parviennent à l’oeil fousde fi petits angles, qu’estants impercepti-bles ausens, ces rayons en font estimez

Í jaralleles. Etc’est aussi, en conséquence ,a cause naturelle, de ces deux effets : l'un»que nous voyons les obiets d’autant pluspetits, qu’ils font éloignez; d’autanr,quenous les voyons lors, fous dettes- petitsangles;parle z6. Axiome. Et l’autre,queles obiers éloignez , font veus d’autantplus obscurément j moins distinctement»& plus foiblement,qu’ils font plus éloi-gnez : à cause que l’ouverture de la pu-pille de l’oeil , reçoit d’autant moins derayons,de chaque point de l’obiet; qu’ilest plus élsigné : par la raison précéden-ts. Car c’est une notion commune, l ob»ietest veu d’autant plus fortement, qu’û-11e plus grande quantité de rayons , et»portent les especes à l’oeil. Donc ,contraire, l’obiettres-éloigné, estant veupar une si petite quantité de rayons ; t» epeut estre veu , que tres-foiblement, &tres-obscurément.

Vn obiet , peut estre situé à telle distancSd’un verre convexe spherique ; qu’il ss saveu de l’oeil, en deux stations différé»»'ment éloignées du verre , fous un ma-irie angle: & par conséquent, de rnesi»» 8grandeur , en ces deux différentes st a ‘lions. 7 ®

Vn obiet, ne peut estre long temps regards