Band 
[Texte.]
Seite
271
JPEG-Download
 

271

XI. CORIMYA TENERA Ag.

Tab. 34, fig. 4-9.

Cette espèce a été appelée mal à-propos C. tenera; car depuis que M. Gressly la inscrite sousce nom dans ses registres, on en a trouvé dautres beaucoup plus minces, entre autres le C. latadécrit ci-dessous. A certains égards, notre espèce rappelle un peu les Myopsis, et elle est du nombrede celles qui font le passage dun genre à lautre. On ne remarque rien de cette prépondérancedu côté antérieur sur le côté postérieur. Les crochets, tout en étant très-gros, sont limités à larégion antérieure, et cest tout au plus sils atteignent le milieu de la longueur. Les contours de lacoquille sont plus ou moins anguleux. Le bâillement est très-insignifiant; en revanche, le côtépostérieur a une forte tendance à se relever, comme dans les Myopsis. Les flancs ont conservé desempreintes assez régulières des rides concentriques. Les vieux exemplaires sont en généraltrapus (fig. 7-9); leurs crochets sont proéminens; les rides des flancs seffacent sur le moule,et la forme générale de la coquille en devient plus ramassée; cest du moins ainsi que je mex-plique les différences qui existent entre lexemplaire de fig. 4 et celui de fig. 7. Ce nest qua-près avoir constaté quil existe des passages sensibles de lun à lautre que je me suis décidéa lidentifier. '

Cette espèce est propre aux étages supérieurs du Jura suisse . M. Gressly en a recueilli unassez bon nombre dexemplaires dans le Porllandien, au Trimbach, canton de Soleure .

XII. CoRIMYA LATA Ag.

Tab. 34 fig. 1-3.

Cette espèce est lune des plus plates qui existent. Son épaisseur est loin dégaler la moitié desa hauteur. Aussi la distingue-t-on facilement entre toutes ses congénères. Sa forme est alongée;les côtés antérieur et postérieur sont lun et lautre arrondis. La région antérieure est comme dor-dinaire plus développée que la région postérieure; mais lon ne remarque pas cette prépondéranceextraordinaire qui caractérise dautres espèces. Les crochets sont médians et peu proéminens.Laire postérieure est assez vaguement circonscrite, la carène marginale étant très-peu accusée.Les flancs montrent des traces vagues de rides concentriques qui paraissent avoir été très-serrées.

Cest, comme la précédente, une espèce propre aux étages supérieurs du Jura . Elle a été dé-couverte par M. Lardy, dans le Jura vaudois, aux environs de Ste-Croix .

35