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XI. CORIMYA TENERA Ag.
Tab. 34, fig. 4-9.
Cette espèce a été appelée mal à-propos C. tenera; car depuis que M. Gressly l’a inscrite sousce nom dans ses registres, on en a trouvé d’autres beaucoup plus minces, entre autres le C. latadécrit ci-dessous. A certains égards, notre espèce rappelle un peu les Myopsis, et elle est du nombrede celles qui font le passage d’un genre à l’autre. On ne remarque rien de cette prépondérancedu côté antérieur sur le côté postérieur. Les crochets, tout en étant très-gros, sont limités à larégion antérieure, et c’est tout au plus s’ils atteignent le milieu de la longueur. Les contours de lacoquille sont plus ou moins anguleux. Le bâillement est très-insignifiant; en revanche, le côtépostérieur a une forte tendance à se relever, comme dans les Myopsis. Les flancs ont conservé desempreintes assez régulières des rides concentriques. Les vieux exemplaires sont en généraltrapus (fig. 7-9); leurs crochets sont proéminens; les rides des flancs s’effacent sur le moule,et la forme générale de la coquille en devient plus ramassée; c’est du moins ainsi que je m’ex-plique les différences qui existent entre l’exemplaire de fig. 4 et celui de fig. 7. Ce n’est qu’a-près avoir constaté qu’il existe des passages sensibles de l’un à l’autre que je me suis décidéa l’identifier. '
Cette espèce est propre aux étages supérieurs du Jura suisse . M. Gressly en a recueilli unassez bon nombre d’exemplaires dans le Porllandien, au Trimbach, canton de Soleure .
XII. CoRIMYA LATA Ag.
Tab. 34 fig. 1-3.
Cette espèce est l’une des plus plates qui existent. Son épaisseur est loin d’égaler la moitié desa hauteur. Aussi la distingue-t-on facilement entre toutes ses congénères. Sa forme est alongée;les côtés antérieur et postérieur sont l’un et l’autre arrondis. La région antérieure est comme d’or-dinaire plus développée que la région postérieure; mais l’on ne remarque pas cette prépondéranceextraordinaire qui caractérise d’autres espèces. Les crochets sont médians et peu proéminens.L’aire postérieure est assez vaguement circonscrite, la carène marginale étant très-peu accusée.Les flancs montrent des traces vagues de rides concentriques qui paraissent avoir été très-serrées.
C’est, comme la précédente, une espèce propre aux étages supérieurs du Jura . Elle a été dé-couverte par M. Lardy, dans le Jura vaudois, aux environs de Ste-Croix .
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