Section 11. De la façon ÔC de V empilage des Bois, 27
de Lorraine en a moins, Sc eft plus uni. En général ce bois est sujet à s é-chauffer Sc à être mangé de vers ; on ne doit T employer qu’^ âe légers ouvra-ges , comme tablettes, cloisons A petites portes ; car pour les au Xres ouvrages ,non-feulement il dure peu, mais auíli ils ne font jamais propres, Sc co^ tent tou _jours très-cher , vu leur peu de durée Sc leur mauvais usage. On prolonge beau-coup sa durée en le couvrant de peinture a 1 huile.
Le tilleul est une eípece de bois blanc, plus uni Sc plus plein que le sapin : Uest tres-propre aux ouvrages de sculpture , parce que quand il est bien sec, ilprend aisément la colle Sc se coupe bien ; mais austì a-t-ille défaut d être de peude durée quant aux ouvrages de bâtiments ; son uíàge n’est gueres meilleur quecelui du sapin.
Le peuplier est aussi de couleur blanche : ce bois est mou, difficile à travailler ,Sc ne s’emploie que rarement.
Section Seconde.
De la façon ÔC de Vempilage des Bois.
P a R la façon des bois non ouvrés, on entend la maniéré de les refendre s-
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Sc de les équarrir, ce qui se fait de différentes façons, selon la nature , la rqualité, Sc la grosseur des bois ; ils se refendent au moulin, ce qui estla meilleure maniéré, ou bien à bras , par des ouvriers appellés Scieursd ais ou Scieurs de long , ce qui est la même chose. Je ne parlerai point ici dè1 exploitation des bois dans les forêts ; je me contenterai de dire feulementqu ils font sciés Sc débités en grosseurs & en longueurs relatives à nos diffé-rents besoins, Sc que le bois ainsi préparé fe nomme bois d!échantillon , lequelfe trouve abondamment de toute eípece Sc de toute qualité possibles dans leschantiers des Marchands de bois , lesquels pour fordinaire le font débiter eux-mêmes Sc pour leur compte , Sc le font voiturer dans leurs chantiers ou ma-gasins à Paris.
Les bois débités ou équarris prennent différents noms selon leurs groíîeurs,
Sc selon la place qu’ils occupoient dans le corps de l’arbre : on les appelledojjes , contre-dojjes , battants de portes cocheres , membrures , chevrons , enfinplanches Sc voliches ou voliges.
Les dosses font les premieres levées que l'on fait íur le corps de l’arbre pourl’équarrir, après en avoir ôté l’écorce , comme celles cotées g g, Fig. $ & 6.
Lorsque le diamètre de l’arbre est trop considérable, & qu’on craint queles dosses ne deviennent trop épaisses, on y fait une double levée , laquelle fettomme contre-dojfe , c est-a-dire , qu elle est entre la dosse Sc le vif du bois ,que font celles cotees hh> Ftg. 61 Lorsque le bois est beau, les contre-doífes f ollt tr £ s _ tendres , etant tres - proches des rives de l’arbre : elles n ontde 1 aubìe r q Ue leurs extrémités, au lieu que les doíles en ont íur touteleur partie bombée : i’épaisseur des contre-dosses n est pas précise; elle varie de-
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IV.
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