P L A N C H
IV.
34 MENUISIER, L Part . Chap. II.
- parce que dans l’une ou dans i’autre, il n y a que les planches les plus parallèlese aux rayons qui soient parfaitement íur la maille.
On doit cependant observer de ne jamais refendre les bois de quartier d unsens parallèle à leur circonférence, comme le quartier p (Bìg. 8), parcequ il est plus sujet à se tourmenter, comme je l’ai dit plus haut.
Je n entrerai pas ici dans un détail plus circonstancié de la nature Sc de f effetdes bois lors de leur dessèchement ; ceux qui voudront approfondir cette ma-tière? auront recours au Traité des Forêts de M. Duhamel du Monceau? danslequel ils trouveront tout ce qu on peut dire à ce sujet *.
Pour ce qui est des bois propres à refendre íur le champ ? relativement à leurépaisseur ? ce font les bois de deux pouces refendus en trois ? c est-à-dire ? danslesquels on fait deux traits de scie? ce qui produit trois planches ou voligesd’environ sept lignes d’épaiíscur chacune ? chaque trait de scie prenant deuxlignes de bois : on ne refend pas ce bois en deux ? parce que le bois de poucede Voíge ? ou l’entrevoux ? fait le même effet.
Le bois de vingt-une lignes se refend aufíì en trois ? ce qui donne trois feuil-lets d’environ six lignes d’épaiíscur.
Celui de pouce Sc demi se refend en deux, ce qui produit deux planchesde huit lignes d’épaisseur. On ne doit pas le refendre en trois, parce queles feuillets auroient moins de cinq lignes d’épaisseur ? ce qui est trop mince.
Les bois de quinze lignes sc refendent en deux? Sc donnent deux feuilletsde six lignes Sc demi d’épaisseur.
Le bois d un pouce se refend en deux, Sc donne deux feuillets très-minces ?íur-tout celui de Vofge , lesquels ne sont bons que dans les menus ouvrages ;mais en général le moins qu on peut en employer est le meilleur.
Les Menuisiers doivent toujours avoir des bois refendus fur le champ de toutesles épaisseurs convenables ? afin de n’être pas obligés d’en faire refendre à me-sure qu’ils en ont besoin.
De plus, le bois anciennement refendu est toujours meilleur que le nouveau ,qui ? quelque sec qu’il soit? fait toujours un peu d’effet après avoir été refendu.
Le débitage des bois íur le plat ? mérite la plus sérieuse attention ; car c estdu soin & de f économie avec leíquels ils sont débités ? que dépend en partiela bonté de l’ouvrage Sc le prosit de i’Entrepreneur.
Avant de commencer à débiter le bois, il est d’abord nécessaire de sc ren-dre compte du nombre des pièces dont on a besoin, savoir, si c est des battants?des montants ? ou des traverses ; de leurs longueurs, largeurs Sc épaiíscurs : ondoit aussi faire attention aux profils Sc aux moulures qui y feront poussées ** , àleurs largeurs ? s’il y a des pièces qui en ayent des deux côtés ? ou bien s’il yen a d autres qui n en ont point du tout.
* Le Traité complet des Bois & des Forêts , 8. vol. m-4. s e trouve chez L. F. Ddatour.
** Pouffer les moulures , en termes d’ouvriers, c’est les former dans le bois avec les outils destinésa cet usage.