H
Planche
XI.
J4 M E N UI S I E R, I. Part. Chap. V.
dans la troisième, de ceux propres à pousser les moulures, tant droites Cjue CllVtrées, & qui fervent à cheviller , à finir & à poser l’ouvrage.
Section Troisième.
J)es Outils propres au débit SC au corroyage des Bois,
L’établi est le premier & le plus nécessaire des outils de Menuiserie : il est com-posé d’un dessus, de quatre pieds , de quatre traverses Sc d un fond ; le dessus estfait d une forte planche ou table de cinq à six pouces d épaisseur fur vingt à vingt-deux pouces de largeur ; pour fa longueur, elle varie depuis six jusqu a douzepieds ; mais la longueur la plus ordinaire est de neuf pieds : cette table est debois d’orme ou de hêtre, mais plus communément de ce dernier , qui est très-plein Sc d’un grain plus £erré que l’autre. Elle doit être percée de plusieurstrous , dans leíquels entre le valet ; ces trous doivent avoir quatorze à seizelignes de diamètre, Sc être percés bien perpendiculairement : leur nombre n’estpas absolument borné, mais en général on doit éviter de les trop multiplierfans nécessité, huit ou neuf étant à peu-près le nombre convenable; savoir ,quatre placés à huit à dix pouces du bord de i’établi, un deíquels fera éloignéde quatorze à seize pouces du crochet, Sc les autres à égale distance depuis lepied de l’établi juíqu’à celui dont nous venons de parler , ainsi que font ceuxa , a , a s a, (fig. / ). Les autres b, b f b , font percés fur l’autre côté de ré-tabli , Sc disposés de maniéré qu’ils fe trouvent placés au milieu de f es-pace des premiers, à environ un pied de distance du bout de f établi; àtrois pouces du devant, on perce au travers de la table une mortaise c,de trois pouces en quarté, laquelle doit être bien perpendiculaire Sc biendressée intérieurement, afin que la boëte d, qu'on y fait entrer à force,Sc que l’on fait hausser Sc baisser à coups de maillet, ne fasse point éclater lesbords, ce qui arriveroit si elle étoit creuíè. La boëte doit avoir un pied delong au moins, Sc être de bois de chêne très-íerme Sc sec, afin quelle puisserésister aux coups de maillet qu’on est obligé de frapper dessus pour la fairemouvoir : à l’extrémité supérieure de cette boëte est placé un crochet defer, qui est garni de dents semblables à celles dune scie , lequel sert à retenirle bois que l’on travaille. On doit observer qu st affleure le dessus de la boëte,Sc que le côté des dents releve un peu , afin que dans le cas d’ouvrages très-minces, on ne íòit pas expose à le rencontrer avec le fer des outils, ce quiarriveroit si le derriere du crochet étoit plus haut que le devant. La tige du cro-chet qui entre dans la boëte , doit être d’une forme quarrée Sc pointue par lebout ; pour qu ils soient bons, il faut que la tige Sc le dessus ne soient pointíbudés , mais d une íèuie piece que l’on fait couder au feu : les dents du cro-chet doivent excéder le devant de la boëte de six à huit lignes ; une plus grande