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Première partie.
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ME N U1SIE R, I. Pan. Chap. V.

forgés d’une íèule piece, asin d 5 être moins sujets à fe casser ; toute leur forcePlanche doit être dans leur tête ; eest pourquoi on observera que depuis la tête g jus*qu à ia patte h 9 il s s’amincissent insensiblement, de forte que leur extrémiténaît que deux lignes dépaiíîeur au plus, ce qui les rendra plus élastiques, Scen facilitera la pression : il faut aussi avoir soin de les courber , de maniéré quequand ils font serrés, ils ne pincent que du bout de la patte, parce que s’ilsportoientpar le milieu, ils serreraient moins, Sc gâteraient f ouvrage. (Fig.

De plus, il est fort aisé de voir que par le long usage Sc par la force de lapression, la tige du valet élargit les trous de f établi, & que s’il ne pinçoitpas bien du bout, avant qu il fût peu de temps, il porterait tout-à-fait fur lederriere de la patte, d’où il s’enfoivroit les inconvéniens dont j’ai parlé ci-deffus. On ferre Sc arrête le valet for letabli en frappant for la tête g avec lemaillet, Sc on le destèrre en frappant la tête en sens contraire, c’est-à-dire ducôté z, en relevant, ou bien fur sà tige du côté L Les valets ne doivent pas êtrepolis , parce qu ils ne tiendraient pas dans l’établi, mais feulement réparés avecle carreau fil n y a que la patte qui doit être propre , asin quelle ne gâte pasf ouvrage.

Les valets de pied ne différent des autres qu’en ce qu ils font petits ; leurusage est de retenir le bois for le champ le long de f établi, où il demeure d unemaniéré stable à f aide du crochet de bois m , Fig. / ; ce crochet est attaché avecdes vis ou de forts clous fur le champ du deíïùs de Letabli, Sc est quelque-fois garni de pointes de fer ,* mais comme elles gâtent l’ouvrage, il vaut mieuxles fopprimer, Sc les faire en pente comme dans la Figure ci-deífos. (Fig. 5.)

Les Ébénistes ont au pied de devant de leurs établis une presse , laquelle estcomposée dune piece de bois n n , Fig. 3 & 4 , qui a quatre à cinq poucesde largeur, for deux pouces d’épaisseur au moins : cette piece est percée au mi-lieu de fa largeur d’un trou rond , par où passe la vis o p , auquel le pied del’établi q , sert d’écrou. Cette vis est ordinairement de bois, au travers de latête de laquelle passe un boulon de fer r , avec quoi on la ferre Sc la desserreselon qu’on en a besoin, Sc on garnit f extrémité de la tête de la vis d un cercle de ferde peur quelle ne fe fende. L’ufage de ces presses est très-commode, parce quenon-feulement elles tiennent l’ouvrage d’une maniéré très-folide , mais encoreparce quelles ne le gâtent en aucune maniéré, Sc que quelque délicats quesoient les morceaux, on ne craint pas de les gâter ; ce que l’on ne peut pas faireavec le valet de pied, lequel ne tient l’ouvrage qu en un seul endroit, Sc quel-quefois le fait casser lorfqu’il est délicat.

Je ne fçai pour quelle raison les Menuisiers de bâtiments n’ont pas adoptécette méthode, qui, non-feulement est très-commode, Sc en même tempsn’est aucunement embarrassante, puifqu’on peut ôter la presse de l’établi lors-qu’on n en a plus besoin. Quand on en fait usage , il faut avoir foin de mettrepar le bas une calie d une epaiíïeur egale a celle de 1 ouvrage, asin que la tête

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