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Pi A N cHE
XVI.
7 a MENUISIER,!. Pan. Chap. V.
afin qu il ne se tourmente pas, Sc qu il soit plus léger, fur lequel ost appli-que une semelle de cormier ou d autre bois dur pour faire la moulure & leconduit, à moins ^toutefois que 1 on ne veuille le faire tout entier de ce der-nier bois, ce qui cependant n'est pas fort néceíïàire. Cette observation est gé-nérale pour tous les outils de moulures. Voye{ les Fig. 6,7,8,9, IO, ir,12, 13, *4’ *5 * *6, I 7? *8 * 19 > - 21,22 - 23,2^, 25 c§- 26,
où font représentées toutes les eípeces de gorges Sc de gorgets avec leurs fersvus des deux faces. Pour ce qui est des tarabifcots , comme ils sent très-íoiblesjl est bon d'y rapporter des languettes a bois de bout, leíquelles formentle dégagement ; il feroit encore meilleur d y rapporter une semelle de fer ,laquelle sattache avec des vis, ce qui foutiendroit mieux le fer que neferoit un fût tout de bois , íùr-tout dans d’auffi petites parties. ( Voy. les Fig.27,28$ 29). Les Fig. 30 , 31 $ 32 , représentent un bouvet à ravaler; celles33, 34$ 35, un bouvet à embreuver, dont la distance qu’ii y a entre le con-duit Sc le fer est égale à la largeur de ce dernier, a6n que deux morceaux debois rainés avec ce bouvet, puiífent aisément entrer f un dans f autre ; ce bou-vet fe nomme encore bouvet à coulisse ; dans ce cas on fait enserte que le fersoit un peu plus large que la joue, afin que les bois que son raine avec, cou-lent facilement l’un dans f autre, en quoi il diffère du bouvet à embreuver quidoit être juste fans avoir de jeu.
Le bouvet de deux pieces est un des outils le plus néceíïàire aux Menui-siers , vu son application à toutes íortes d’ouvrages : st est composé d une prin-cipale piece ou conduit ; d une autre piece que l'on change quand il est nécessai-re, de deux tiges Sc de deux clefs.
La principale piece , Fig. 3 6 , 37 & 38, doit avoir neuf pouces Sc demide longueur, fur trois pouces Sc demi de largeur , seize lignes d’épaisseur àf endroit du conduit, Sc dix lignes au plus mince : ce conduit doit avoirneuf lignes de large au moins , & être fouillé par deíïous pour pouvoir placerl’extrêmité des doigts de celui qui le tient. Au milieu de la largeur, & à vingt-trois lignes des bouts, sont percés deux trous ou mortaises de dix lignes quar-rées, dans lesquelles paísent les tiges : au-deíîùs de ces trous Sc en sens con-traire , c'est-à-dire, fur la largeur de la piece sont percées deux mortaises quifont disposées pour recevoir des clefs, lesquelles serrent Sc arrêtent les tigesainsi qu aux truíquins. 11 faut observer que celle de derriere Fig. 38 est en de-dans de la tige, Sc l’autre en dehors, asin qu elles ne nuisent point à l'ouvrierpour tenir se bouvet, ce qui arriveroit si elles étoient diípofées autrement. Lestiges doivent avoir sept à huit pouces de longueur, se r onze lignes en quarté:une de leurs arrêtes doit être abattue en champírain, l'une en destùs Sc l’autreen deíseus, afin qu elles ne blessent point la main ; on doit avoir sein qu'elleserítrent juste dans leurs mortaises, auxquelles on observera de laisser plein san-gle qui fera abattu aux tiges, Sc quelles soient percées bien perpendiculairement,
afin
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