Band 
Première partie.
Seite
78
JPEG-Download
 

78 MENUISIER,!. Pan. Chap. V.

- ■ h la mortaise, Sc en reculant jusqu à ce que son soit au bout. U faut observerFlanche de ne pas prendre trop de bois, de mouvoir le bec-d’âne dans la mortaiseXVII. à chaque coup que son frappe , Sc d en tirer le copeau en même temps : ilfaut aulsi de temps en temps avoir soin de tremper le bec-d’âne dans une boëteà ía graisse que son a à côté de soi sur 1 établi, afin qu il tienne moins dans lamortaise. ( Fig. 15).

Quand la mortaise est ainsi fouillée , on la vuide avec un bec-d’âne plusmince, ou bien loríqu’elie est étroite, avec un bec-d’âne crochu, (Fig. 18 &ip), ce qui se fait aux mortaisos de petits bois : quand les mortaises paísent autravers des bois, on les fonce d’abord jusqu’à la moitié, Sc on les retourneensoite afin de les percer plus juste : il faut auísi avoir soin en faisant les mor-taises, de mettre le parement de l’ouvrage devers soi, Sc la plus grande lon-gueur du battant par derriere, sor-tout aux mortaises des bouts, afin de chas-ser le bec-d’âne sor sépaulementdc non sor sarrazement : cette observation estessentielle , sor-tout pour les mortaisos des croisées. Celui qui fait les mortai-ses , doit se tenir droit devant son établi, la jambe gauche un peu en avant, &le corps éloigné du bec-d’âne le plus qu’ii fera possible ; quand les profilssont dune certaine longueur , on coupe la moulure d’onglet, Sc on fait à fen-drait de la mortaise une entaille de la profondeur de la barbe , 8 c de la largeurde la trayerso , laquelle diminue la profondeur de la mortaise, ôí rend 1 as-semblage plus juste. Voye{ les Fig. 10 & 11, lesquelles représentent deux ou-vriers qui font, l’un des tenons , Sc l’autre des mortaises.

Quand les aísombiages sont faits, on commence par épauler les tenons tantPlanche du côté de la rainure que de l’autre côté ; ensoite on raine l’ouvrage , ou l’on yXVIII. £ a - t j es f eu iH ur es selon qu il est néceíïàire , ce qui se fait avec le bouvet ou le

feuilleret, ainsi que je 1 ai déja dit ; après quoi 011 joint les panneaux , ce quise fait avec des outils nommés bouvets , leíquels sont de deux eípeces, savoir ,ceux qui font deux pieces d’outils séparés , & qui sont propres à joindre dubois depuis un pouce d’épaisseur jusqu’à quinze ou dix-huit lignes, & l es au-tres dont les deux pieces n’en font qu’une seule, Sc dont les languettes sontde fer ; ces derniers sont propres à joindre du bois depuis trois jusqu’à neuflignes d’épaisteur.

Hes sots de la premiere eípece de bouvets, ainsi que ceux de la seconde,doivent avoir neuf pouces de longueur au moins , ( leur en donnant quelque-fois jusqu’à dix ou onze selon qu’ils sont destinés à joindre du bois de forteépaisseur ), sor trois pouces Sc demi de large : leurs lumières sont disposéesainsi que celles des autres outils à fûts dont j’ai déja parlé, tels que sont lesfeuillerets, les gorges, Scc; quant à leur pente, elle doit être de cinquantedegrés : on doit avoir grand soin que les joues des deux bouvets soient bienégales, c’est-à-dire , que la distance qui est entre le fer Sc la joue du bouvetqui fait la rainure , soit égale à la largeur du devant du fer du bouvet qui