82 ME NUI S IE R, I. Part. Chap. V.
• " —"-y - Quand, l’ouvrage est d une si grande largeur qu on ne peut le serrer avec des lèr-
VIII E § ents , on lè sert dune tringle de bois, que l'on appelle entaille à ralonger lessergents, laquelle a trois à quatre pouces de largeur, íùr huit à neuf pieds delongueur , Sc un pouce Sc demi d épaistèur au moins, Sc à l’un des bouts delaquelle est sait un mantonnet pris dans la largeur du bois, laquelle sert àserrer l’ouvrage : de 1 autre côté de íà largeur, & en sens contraire, font plu,sieurs entailles à douze ou quinze pouces les unes des autres, dans lesquelles onplace le bout du sergent, lequel se serre íiir s autre rive de i’ouvrage. Il fautfaire attention que les entailles doivent être faites à angles aigus, afin que lesergent s’y arrête Sc ne se retire pas. ( Fìg. 17).
II est encore une autre maniéré de serrer les panneaux , ce qui se sait avecdes outils de bois nommés étreignoirs ( du verbe étreindre ou íèrrer de près ) ,lesquels font composés de deux fortes pieces de bois nommées jumelles , de qua-tre à cinq pieds de long, íùr quatre à cinq pouces de large, Sc deux poucesd’épaistèur , à six ou huit pouces des bouts desquelles est percée une mortaisequarrée d’environ un pouce Sc demi, laquelle est au milieu de leur largeur,Sc dans lesquelles on fait paster une tige de huit à neuf pouces de long.
Dans la partie supérieure des étreignoirs , íont encore percées deux outrois autres mortaises semblables aux premieres , dans lesquelles on paíîe uneautre tige de même forme Ôc longueur que la premiere. ( f’ig. 18 ).
Quand on veut faire usage des étreignoirs pour serrer un panneau, on com-mence par le paster entre les deux jumelles, & on l’appuye fur la tige du bas;ensuite de quoi on approche les jumelles Tune de l’autre , far lesquelles lepanneau tient très-droit, puis on pasie la tige de deslus dans la mortaise la plusproche du panneau, entre laquelle Sc ce dernier , on fait paster un coin de
bois que l’on enfonce à force avec le maillet.
Il faut toujours deux étreignoirs au moins pour serrer un panneau , Sc mêmequand il est d’une certaine longueur , on fait fort bien d’erí mettre trois ; aureste lusage de ces outils est très-bon, parce qu’ils serrent les panneaux fansles meurtrir Sc fans y faire d’éclats, ce qui arrive quelquefois avec les sergents ;mais encore parce qu’ils les tiennent très-droits, Sc qu ils laistent la liberté de lesvoir des deux côtés , ce que l’on ne peut pas faire lorsqu’iis font couchés à platfur l’établi. ( Fig. 19).
Section Cinquième.
Des Outils propres aux Chantournements ; de ceux qui servent àpousser les Moulures tant droites que cintrées , ÔC de ceux quifont propres à finir ÔC à poser V Ouvrage.
' c===!===s Lorsque la Menuiserie est susceptible de contours dans ses traversés, on neXIX. chantourne ordinairement que quand les astèmblages font faits ì íur-tout