88 MENUISIER, L Part. Chap. V.
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1 ■ — ' ' veut recaller, Sc on f arrête avec un valet, de maniéré que le trait de l’ar-
lan c h e raze ment affleure le dehors de la boëte ; après quoi on recalle le bout du ca-X. I, . . 11 ,
dre qui excede cette derniere avec la varlope à angle , juíquà ce qu'elle
ne trouve plus de bois à prendre. ( Fig. 2).
Quand l’ouvrage est ainsi assemblé, on met les panneaux dedans afin de lecheviller Sc de I e 6xer ; mais quand il y a des traverses cintrées, on les as-semble avant de les pousser , puis- on les profile par les bouts avec une pointeà tracer, âpres quoi on les déíàffemble , & on les pousse ensuite, c est cequ on appelle pouffer à la main. Les outils propres à pouster à la main , íontles cizeaux & les fermoirs de toutes grandeurs, les fermoirs à nez rond, lesgouges de toute espece , les carrelets ou burins, les petites râpes , les sciesà dégager , tant droites que coudées, celles à découper , Sc la peau de chiende mer. Les cizeaux & les fermoirs dont il est ici question, ne diffèrent enrien des autres, qu’en ce qu'ils font plus petits, n’ayant quelquefois que deuxlignes de large, (Fig. 4 & 5). Le fermoir à nez rond est fait dune formebiaise par son extrémité , ce qui le rend très-commode pour ragréer les mou-lures , A fouiller Sc vuider les angles. (Fig. 6 ).
Les gouges'font des eípeces de fermoirs creux, lesquels fervent à creuserSc arrondir les moulures ; je dis que ce font des especes de fermoirs , parcequ’ils ont deux biseaux , Sc qu’ils s’affûtent tant en dedans qu’en dehors , leuracier étant au milieu de leur épaisseur. Il y a des gouges de toutes grosseurs,depuis une ligne juíqu'à deux pouces de large : il y en a de coudées en de-dans, & d’autres en dehors ; il y en a enfin de creuses Sc de plates, selon les dif-férents besoins : elles s’affûtent íur les affiloires ainsi que les fers des outils desmoulures. ( Fig. 7,8 & 9). Les carrelets ou burins, font de petits fermoirs quifont reployés à angle droit & évidés dans le milieu : ils font très-propres àcouper Sc é vider les filets. (Fig. 10). Pour les râpes, j’en ai fait la descriptionailleurs. Voye^ ce que j’en ai dit, page 83. Les scies à dégager íont de petits ou-tils de fer garnis d’un manche dont l’extrémité est reployée à angle droit, Scgarnie de dents comme une ície ; il y en a de différentes épaisseurs pour faireles dégagements plus ou moins forts ; celles qui íont coudées font l’office dubec-de-cane dans les cintres. (Fig. 11 & 12,). Les scies à découper font des pe-tits morceaux de fer minces, qui font dentés par un bout, Sc qui s’assem-blent dans la tige d’un trusquin ordinaire ou elles font arrêtées avec un coin ,ou bien elles s’assemblent dans une eípece de trusquin à verge, dont la têteest percée d’une mortaise destinée à les recevoir. (Fig • 13 , T 4 , iy & 17).Cet outil sert à découper les parties circulaires, à lever le devant des filets &des baguettes, en y ajustant un fer de mouchette comme dans la Fig. 14. Lapeau de chien de mer, sert à polir les moulures tant droites que cintrées; ily en a de douces A de rudes dont on se sert suivant les différentes occa-sions.
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