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Section V, Des Outils propres aux C hantourn mente, $Q C . 89
On so sert auílì pour pousser les moulures cintrées, d e petits outils nom- ——. —
mes Jabots , lesquels ne diffèrent des autres outils de moulures que parce qu’ils Planchéfont cintrés Sc beaucoup plus courts, n’ayant quelquefois qu un pouce de longde chaque côté du fer. L’ufage de ces outils est très-comtnode , parce q Ue non~feulement l’ouvrage est de moitié plutôt fait, mais encore parce qu il est beau-coup mieux, les moulures pouíîees à la gouge, quelque bien faites qu ellespuiífent être , n’étant jamais aussi parfaites que celles pouíîees au sabot.
En général on fait des sabots de tous les outils poíîibles , de farte qu ïl nereste à pousser à la gouge que les angles Sc les contours qui font absolumenttrop petits. (Fig. 16).
Lorsque l’ouvrage est prêt à cheviller, on le serre avec les sorgents, asmd en faire approcher les joints ; ensoite de quoi on perce avec un vilbrequin Planchedeux trous à chaque tenon , lesquels doivent être le plus près de l’arrazementqu il est possible aux traverses du milieu : pour les traverses des bouts , le pre-mier trou du côté de la moulure fe perce proche de l’arrazement, Sc fautre aumilieu du champ, afin que les deux trous ne rencontrent pas le fil du bois, ne lefassent pas fendre ; quelquefois on colle les assemblages, mais ce n est quedans de petits ouvrages, ce qui n’arrive que très-rarement.
Les chevilles doivent être de bois bien de fil Sc très-fec , pour qu il ne soitpoint sujet à fe retirer. On les fait rondes ou quarrées, ce qui est arbitraire : ondoit avoir foin qu’elles ne diminuent pas trop par le petit bout, afin quelles fer-rent egalement dans toute la proson-deirr du. trou • íl ne faut pas non plus lestrop enfoncer, parce que cela est inutile , Sc ne sort qu’à faire fendre le bois :
les chevilles ne fe rompent pas, mais on les coupe avec une soie à che-villes , après quoi on les replanit avec les rabots Sc le racloir, ainsi que je l’aidéja dit en parlant des,panneaux.
Le vilbrequin, Fig. i, est un outil de bois évidé à peu-près comme un de-mi-ovale -alun des bouts duquel est placée une poignée, laquelle a un tou-rillon qui passe au travers de la tête du vilbrequin : ' ce tourillon a à son extré-mité un bouton qui l’empêche de sortir de cette tête , son autre bout étantcollé dans la poignée ; à l’autre bout du vilbrequin est percé un trou quarrédans lequel entre un morceau de bois que l’on appelle la boëte : c est dans cetteboëte que doit s assembler ou emmancher, en termes d’ouvriers, les mèchesde fer qui fervent à percer le bois, lesquelles prennent différents noms selonleurs différentes largeurs Sc grosseurs : on les appelle miches à chevilles grossesou petites, c’est-à-dire, qui ont depuis deux jufqu’à quatre lignes de large 9fhr trois pouces de long * rneches à lumières , celles qui ont la même grosseur*ì Ue les précédentes, mais qui ont cinq pouces de longueur : miches à goujons ,celles qui ont cinq à six lignes de diamètre, sor cinq à six pouces ds son-gileur, enfin miches a vis , lesquelles ont depuis six jufqu’à neuf lignes de lar-geur - sor dix pouces Sc même Un pied de longueur.
Menuisier, Z