Section I. Des grandes Croisées • 6/
incommode , en ce qsselle obligeroit d’ouvrir les deux venteaux à la fois pourentrer ou sortir fur les terraíîes , Sc que quand on feroit dehors, on ne pour-roit plus les ouvrir.
Les traverses du haut des chaffis ont ordinairement trois pouces ou troispouces Sc demi, Sc même quatre pouces de largeur fur l’épaisseur du battant ;Sc on doit leur donner ces différentes largeurs à raiíbn de la hauteur ÔC de lalargeur du chaffis, íur-tout lorsque les petits bois font aíîèmblés à pointes dediamants, parce que le roide que Ton est néceflàirement obligé de leur donner,feroit bomber les traverses si elles n’avoient pas affez de largeur. ( Fig. 5 ê 6 ).
Pour ce qui est de leurs assemblages , voyez ce que j’ai dit en parlantdes battants. /
Les jets-d’eau doivent avoir depuis trois jusqu à quatre pouces de hau-teur , Sc avoir un pouce Sc même un pouce Sc demi de plus épais que lechaffis , afin que cette faillie étant creusée en doucine, facilite l’écoulementdes eaux ; on doit éviter de les faire trop creux, parce que cette maniéré estvicieuse en ce qu’elle oblige les eaux à y séjourner plus long-temps, ce quiles fait pourrir plus vite : on doit aussi fouiller le dessous du jet-d’eau en formede larmier, Sc on observera que ce canal excede le quarré de la piece d’appuide trois lignes au moins.
Aux croisées à gueule de loup, on tiendra le jet-d’eau plus long de sixlignes au moins, qui excédera le battant de côte, Sc on abattra cette sail-lie en pente , en venant à. rien m*- 1 » <jue la croiíee puiíìe ouvrir
aisément, Sc que les deux bouts des jets-d’eau se joignent étant fermés , cequi ne pourroit être s’ils étoient coupés quarrément Sc à fleur de châssis. Lesjets-d’eau s’assemblent à tenon Sc enfourchement dans les battants ; Sc on aurafoin du côté du battant de côte, de faire un double enfourchement à la côtedu nud du ravalement du battant, fous laquelle passe le jet-d’eau , Sc fur lequella côte vient mourir : ces assemblages doivent être faits très-justes, afin de don-ner plus de solidité aux chaffis , & en même temps pour empêcher seau d’y sé-journer.
Les feuillures de dessous des jets-d’eau, doivent avoir de largeur la faillie dujet-d’eau, plus f épaisseur de la joue de l’enfourchement ( ainsi que je l’aidit en parlant des pieces d appui ) fur sept lignes de hauteur, afin qu’ii y aittoujours du jeu entre le dellus des pieces d’appui Sc le dessous des jets-d’eau,(Fig. io & n).
Ce fera la même chose pour les jets-d’eau Sc les traverses des petits chaffis,a l’exception qu’ils íèront moins larges que les premiers, pour donner plus deî°ur Sc faire moins de largeur de bois dans la partie de l’imposte.
Les croisillons ou rempliflàges de chaffis , se font de deux maniérés.
premiers en divisant la largeur du chaffis par un ou plusieurs rangs deMeni/isj££' B b
L ANCHE
XXVI.