104 1YI E NU I S I E R, I. Part. Chap. VI.
en deux à 1 endroit d’un petit bois, la partie du haut reliant dormante, Sc cellevVÍÎÍtt âu bas se mouvant à coulisse- ( Fig. 17 & r 8).
Loríque ces croisses n ont point d impolies , on les partage en deux parle milieu, a6n de les rendre plus legeres, & on recouvre le joint du mon-tant par une côte que l'on rapporte en dehors , Sc que l’on ravale dans le boispour plus de solidité. (Fig. 19 ).
Les profils des doubles croisées doivent être très-íîmples, & on ne doit yemployer que de grands montans, parce qu ils font plus solides que les petits.
Section Cinquième.
Des Croisées Jalousies d’assemblage.
îl est encore une autre eípece de doubles croisées, que l’on nomme jalouses ;
Planche elles différent des premieres en ce qu’elles ne reçoivent point de verres , ScXXIX r * 31 '
qu’en leur place on met dans les châssis de ces croisées des tringles de bois
de l’épaisseur de quatre à cinq lignes, lesquelles íònt aíïèmblées obliquement
dans les battants du chaffis, afin d’empêcher les rayons du soleil de penetrer
dans l’intérieur des appartements , Sc de les rendre plus frais pendant 1 été.
Ces croisées ouvrent presque toujours en dehors , & on peut en faire les dor-mants des trois façons que j’ai dites en parlant des doubles croisées: elles ou-vrent à feuillures ou noix dans les dormants, A toujours à feuillures dans lemilieu.
Les bois des chaffis ont depuis trois jusqu’à quatre pouces de large, íùrquinze Sc même vingt lignes d’épaiffeur , selon que l’exige la hauteur des croi-sées. Les tringles ou lattes, font aíïèmblées dans les bâtis de trois maniérésdifférentes ; la premiere est de les faire entrer en entaille dans les battants ,en observant de faire les entailles plus profondes par le haut, afin que les lattesse serrent en entrant, Sc on les arrête par le bas avec une pointe de chaquecôté. ( Fig. 1 & 10 ).
La seconde maniéré est de les faire entrer en entaille comme les premieres,& de faire un goujon, lequel entre dans un trou que l’on fait au milieu del’entaille. ( Fig. 2 & 9 ).
La troisième enfin, est de ne point faire d’entaille ni de goujon , mais defaire à chaque latte un tenon de cinq à six lignes de largeur. Cette dernieremaniéré est la plus solide Sc la plus propre; elle est d’autant plus commode,que l’on n est pas obligé de mettre de traverse large dans la hauteur du chaffiscomme dans la Fig. q; mais on laisse fur la hauteur du chaffis les tenons dedeux ou trois lattes d’une longueur suffisante pour être chevillées. (Figuresz,6,y<98). -
Quelquefois les lattes font mouvantes en tout ou en partie íùr la hauteur du
chaffis ;