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116 MENUISIER, I. Paru Chap. VIIL
On sait aussi dans ie devant de l’imposte une entaille de la largeur dumontant, laquelle a de profondeur ce qui reste du devant de l’imposte, Sc ledevant de la partie dormante du montant d en haut : comme on assemble lesdeux montants à tenon flotte, il faut avoir foin que le tenon du montant d’enbas soit du côté du parement pour retenir l’enfourchement, Sc l e rendre plussolide. ( Fig- 12 & 15 ).
Les impostes doivent affleurer le châssis dormant en parement, Sc le déíàf-fleurer par derriere de six à sept lignes, laquelle épaisseur passe en enfourche-ment par dessus le dormant ; quelquefois on les fait défaffleurer le châssis enparement dans la moitié de leur largeur, de deux lignes au plus ( qui est lejeu qu’on laisse entre les deux châssis ) , laquelle íàillie , jointe à une pareilleque l’on observe au châssis , empêche le trop grand air d’entrer , Sc s’appelleattrappe-mouches. Quant à leurs profils Sc assemblages , voyeç les Fig, 10,11 & 12.
Pour les pieces d’appui, elles íònt semblables à celles des autres croiséespour ce qui est des feuillures du dessous ; mais pour celles du dessus , elleslbnt différentes : lorsque les croisées portent des volets, elles affleurent ledormant à l’ordinaire, Sc font ravalées par dessus de quatre à cinq lignes deprofondeur : ce ravalement se sait par derriere Sc à-plomb du tiers de 1 épais-seur du ckaíïìs à coulisse , pris du devant de ce même châssis, afin que lesdeux tiers restants donnent plus d’épaisseur à la joue de la traverse.
Le ravalement du dessus de ces pieces d’appui, íe sait en adoucissement Scun peu en pente pour faciliter l’écoulement des eaux ; Sc à deux ou troislignes d’après l’épaisseur du dormant, on y forme un filet, Sc on arrondit lereste. ( Fig. 13 ).
Lorsque ces croisées n’ont point de volets , on fait les pieces d’appuides deux maniérés suivantes : la premiere est de les faire affleurer au dor-mant , Sc d’y former une languette , laquelle régne avec celle des battants ,Sc entre dans le dessous du châssis, lequel est rainé ainsi que les côtés;
(i%. 15).
La seconde est de faire excéder la piece d’appui de trois à quatre lignesen parement, en la faisant passer en enfourcheìnent par-dessùs les battantsde dormant, Sc d’y faire un ravalement semblable à celles qui portent desvolets. Voye^la Fìg. 14. Lorsqu’on fera les pieces d’appui de cette façon,on aura foin quelles nexcedent pas le dormant plus que ne fait le quarté dela moulure qui régne autour du châssis : cette derniere maniéré est la meiileUreSc la plus solide , tant pour la piece d’appui que pour le châssis , la languettedes premiers étant toujours très-mince, Sc par conséquent sujette à s’éclatter,Sc les joues des traverses trop sujettes à se pourrir. Toute la difficulté de faireles pieces d’appui de la seconde maniéré, est que quand on ne met pointd’imposte aux croisées, 1 entaille que l’on est obligé de faire à la languette
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