j 3 o MENUISIER,!. Pan. Chap. X.
.— égales en largeur Sc en hauteur, du moins dans l'intérieur de chaque piece 9
Planche afin que les pilastres qui revêtent les dosterets des portes, soient égaux enXLIII. largeur, Sc les dellus de portes égaux en hauteur Sc en largeur.
Il est donc néceflàire de se rendre compte ( lors même de la distributiond’un bâtiment ) de toutes les différentes ouvertures des portes, afín de pré-venir toutes les difficultés qui pourroient se rencontrer quand on vient à íàdécoration intérieure *.
^ Pour parvenir à la parfaite intelligence de ce que je vais dire touchant lesP l anche ouvertures des portes, j’ai íùpposé un plan, lequel contient cinq piecesd’ensilade, ce qui donne à peu-près toutes les différentes ouvertures possi-bles. Voye^ la Planche XLI]A , dans laquelle est ce plan, Sc le détail desouvertures dont je vais donner l'explication, en ssippofànt toujours l’aligne-ment du milieu des portes, comme je l’ai dit ci-deíîùs, ainsi que font ceux
II. L L
La piece cotée A est une anti-chambre, dont la porte est ferrée fur lechambranle intérieur , n°. i, les embrazements devant être apparents du côtéde Teícalier, à moins que ce ne soit dans le cas d’une maison bourgeoise, oùla premiere piece d’un appartement n est que d’une grandeur médiocre ; alorson ferre la porte íùr le derriere du chambranle extérieur 2 , Sc elle ou-vre dans les embrazements comme dans la piece B , Fig. 2.
Dans le premier cas dont je viens de parler , elles doivent toujours ouvriren dedans : la maniéré la plus ordinaire de faire ces ouvertures, est de faire.une feuillure à la porte ainsi qu’au chambranle, de quatre à cinq lignes deprofondeur, íùr cinq à six lignes de largeur, lesquelles font ensemble neufà onze lignes de recouvrement sìir le chambranle. ( Fig. 1 ).
La porte vis-à-vis de celle dont je viens de parler n°. 2 , est ferrée íùrle derriere du chambranle, ainsi que la Fig. 2, Sc ouvre dans les embraze-ments afin d’être égale à la premiere en grandeur , Sc paroître en mêmetemps en dedans de fanti-chambre A , à fexception du corps que fait lechambranle íùr celle-ci, ce qui n est pas de même à la premiere - où la portefait corps fur le chambranle. Pour remédier à cet inconvénient, on pourroitfaire ouvrir la premiere porte comme la Fig. 3 ou 4, Sc la seconde comm©la Fig. 5 , & alors les deux corps de chambranles deviendroient égaux.
égaux de largeur de baye ; de plus cette ma-niéré d’aligner les chambranles d’un seul côté ,quoique suivie en plusieurs endroits, entraîneaprès elle des difficultés qui doivent la faire re-jettes absolument,
* Je ne sçaurois trop insister ici fur la nécessitéde faire marcher ensemble la décoration & la dis-tribution intérieure & extérieure d’un bâtimen,asin de donner à l’un & àîautre cet esprit de con-venance & de proportion qui leur est si nécessaireà tous les deux, l’expérience ne faisant que tropconnoître , que dans les bâtiments' ou l’Archi-
tecte (ou TOrdonnateur) a négligé de prendrece soin, il se fait une multitude de fautes pres-que irréparables, ou qui supposé qu’elles puissent seréparer, coûtent toujours beaucoup , & souventaltèrent la solidité de la construction ; c’est pour-quoi j’espere que l’on me pardonnera si je metépete quelquefois à ce sujet, parce que ces ob-servations sont si essentielles, que je crains dsne le jamais dire assez, pour que mes Lecteurssoient aussi convaincus de cette vérité comm®je le fuis moi-même â