Section IL De la forme SC largeur des Chambranles . 13 /fils de chambranles, depuis la forme la plus simple jusqu à la plus riche. Onobservera que la principale moulure de la Figure dixieme, est une olive, la-quelle est destinée à être laissée d’ornement ; car hors ce cas, il ne f aut j a _mais employer ce profil. Comme il est presque impossible de déterminerd’une maniéré juste Sc précise la forme des profils des chambranles, relati-vement aux différentes occasions , il íùffit de lavoir qu il est néceíïàirequ il y ait une progression de richeíîe depuis le vestibule ou lanti-chambre,jusqu à la derniere piece d'un appartement ; que cette différence ou grada-tion de richeíîe doit être peu sensible , c’est-à-dire, qu’il ne faut pas paliertout de luire du simple au riche , ce qui feroit ún défaut encore plus àcraindre que la monotonie qui le rencontre dans la plupart de nos bâtiments,où tous les placards íònt d’une même forme , Sc semblent, pour ainsi dire, avoirété faits dans un moule. ( Voy. les Fig. 1,2, 3 ,4,5,6,7,8,<?<§■ 10.)
ïl est donc de la íàgeste de ceux qui président à la décoration d’un bâti-ment , de faire un choix de profils , tant pour les portes que pour les cham-branles , qui loient analogues à la décoration de la piece dans laquelle ilsfont, Sc que le plus ou le moins de richesse qu’on leur donnera, soit par-faitement en rapport avec ceux qui les précédent Sc ceux qui les suivent.
Quant au relief des chambranles , ce fera le sixième de leur largeur,ou le cinquième tout au plus , ce qui fera suffisant, la trop grande sailliedevenant trop lourde, Sc failànt mal dans les décorations.
Cette faillie fe prend du nud des lambris , fur leíquels les chambranlesfont avant-corps, Sc on fera ensorte que le devant du profil ne soit pasplus bas que le même nud, du moins le plus qu’il fera possible, sur-toutdans le cas où ce profil est celui d’un Ordre d’Architecture.
Quand les chambranles íont quarrés ou d’une forme bombée par le haut,ils /assemblent d’onglet à tenons Sc mortaises, lesquels fe font dans les tra-verses ou emboîtures, afin que le bout des tenons ne paroiíîe pas par lecôté : on y fait ordinairement un enfourchement ou tenon double , afin deles rendre plus solides.
Pour leurs épaisseurs, on leur donnera premièrement, la faillie ou lerelief nécessaire, plus quinze à dix-huit lignes pour recevoir les lambris,lesquels entrent dans les chambranles à rainures Sc languettes ; le bas deschambranles est terminé par une plinthe ou socle , qui faille de quatre àcinq lignes íùr la face Sc par le côté du battant , Sc qui doit avoir dehauteur la largeur du champ de la porte *.
La coutume est de terminer la hauteur desp inthes des chambranles de cette maniéré ;mais este souffre quelque difficulté que je ne
puis lever ici: je traiterai de cela à fond enparlant des lambris d’appuis, dans la secondePartie de cet Ouvrage.
Planche
XLYI.