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Première partie.
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Chapitre XI. Des petites Portes. 149 »

ployé que dans des maisons de peu d’importancè, ou dans les étages en ga-letas des Hôtels. ( Fig. 3). Planchì

II est encore une autre eípecé de petites portes que Ton nomme pleines ^ou unies : elles íont à sillage des maiíons à loyer, 8c d’autres endroits où lasolidité est plus recommandable que la décoration. Les planches font jointesà rainures 8c languettes, 8c pour plus de solidité, on y met une ou plu-sieurs clefs fur la hauteur , pour retenir les joints : les bouts de ces portesfont astèmblés dans une traverse ou emboîture à tenon 8c mortaise avec deslanguettes entre ces dernieres. (Fig. 4).

Lorsqu elles ont plus de quinze lignes d’épaiíïeur, on les joint à plat, 8con y rapporte des languettes que son fait les plus minces possible , afìnde donner plus de solidité aux joints.

On doit austî donner de la refuite aux tenons qui entrent dans les em~boîtures, c’est-à-dire, élargir les trous des chevilles dans les tenons, 8c agrandirles mortaises en sens contraire , afìn que quand les planches viennent à feretirer chacune íùr elle-même , les chevilles ni les épaulements ne les ar-rêtent pas, 8c ne faífent pas fendre les joints : cette refuite doit donc êtreégalement des deux côtés. Voye £ la Fig. 4. où est destiné un bout de porteavec son emboîture , 8c dont les lignes ponctuées marquent la véritableplace des chevilles, & les trous qui font marqués à droite & à gauche,.in-diquent la refuite. * Loríque ces portes íònt trop exposées à fhumidité , on n’ymet qu’une emboîture par le haut , 8c une barre par le bas , parce que sil’on y mettoit une emboîture les tenons fe pourriroient bien-tôt ; ce que l’ondoit austî observer aux contrevents 8c à tous autres ouvrages exposés au grandair 8c à l’humidité. **

* Il est très-essentiel de donner de la refaiteà toute efpece d’ouvrage , sur-tout quand lesparties qui font assemblées & chevillées fontd’une certaine largeur, parce que tels secs quefoyent les bois ils fe retirent toujours un peu,& cet effet devient considérable quand il y a pla-ceurs planches jointes ensembles, & que le boisN'est pas parfaitement sec ; c'est pourquoi l’onfait toujours très-bien de donner de la refuiteaux assemblages, en observant toutefois de faire

roidir les épaulements par dehors, afin qu’ils for-cent les planches à fe retirer fur elles-mêmes &en retiennent les joints.

* * Pavois promis de traiter de la maniéré deposer l’ouvrage , à la fin de la Menuiserie mo-bile ; mais la pose de Pouvrage appartient plu-tôt à la Menuiserie dormante , ainsi que je ledirai en son lieu - dans la seconde Partie decet Ouvrage.

Fin de la premiere Farde.

Menuisier „•