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Première partie.
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2 2 Traité de la Confiruaion

Tore hier es qui servent à. éclairer la salle.

Planche Dans le mille u du rond-point de la salle2. & au nud des premiers gradins, est placée

la loge du Prince, à laquelle on arrive pardeux escaliers à vis situés aux deux côtés.Cette loge ne fait point une partie à part,mais seulement un enfoncement pris dans lafaillie des gradins qui font coupés à cet

endroit.

Les loges, ainsi que les gradins, n'ocou-pent pas tout le pourtour de la salle ; maisjis laissent un espace vuide de 44 pieds en-tre eux & le devant de Pavant-scène priseau nud de son ouverture, dont la largeurest de 36 pieds.

Cette avant- scène forme deux retoursd’équerre de chaque côté au - dedans de lasalle, & elle est décorée d un grand OrdreCorinthien , dans les entre - colonnementscluquel il y a des niches & des statues.

La distance qui reste à chaque côté de lasalle, depuis la plus grande saillie de l’avant-scène jusqu’aux gradins, est occupée par desarcs de triomphe qui fervent d’entrée à lasalle, & au-dessus desquels font placés desstatues équestres.

Le parterre de cette salle est très-vaste:

fa longueur est de 88 pieds fur 4 6 delargeur entre ìcs i__

large à lendroitdes portes latérales ; ce qui,j oint aux places des gradins & des gale-ries , donne un espace suffisant pour placer10 .à 12000 personnes.

Le Théâtre a 120 pieds de long fur 9 z delarge , & est disposé de maniéré que deschars & des chevaux peuvent y monter com-modément. La charpente du comble de ceThéâtre est très-belle, & quoique légere ,’d’une grande solidité ; les entraits y font detrois pieces ralongées avec beaucoup d’art,'& leurs joints retenus avec des liens de ferqui en empêchent Pécart.

Ce vaste édifice est très-dégradé, & si onn’y joue plus depuis 1733, e’est parce queles représentations y font trop dispendieuses,& non pas, comme bien des gens se l’ima-ginent, par la raison qu il est trop vaste pourqison puisse y entendre les Acteurs ; aucontraire, s a disposition est si avantageuseaux sons , q Ue des g ens dignes de foi m’ontassuré quêtant placés à l’extrémité de lasalle , ils entendoient distinctement ce qued’autres personnes disoîent sur le Théâ-tre.

Par la courte description que je viens defaire Théâtre de Parme , on peut voirqu’il tient p a t s a disposition générale le

des 1 ritatres , <X,c. I. Faut.

milieu entre les Théâtres des Anciens, imitésen partie par Palladio dans celui de Vicence ,& ceux des Modernes, tels qu on les a faitsjusqu’à présent, ôc que ce qu’il y a de remar-quable , c’est que les Italiens ont tout defuite porté ce genre d’édifice à un degré deperfection inconnu par-tout ailleurs ; d’oùl’on peut présumer que si les Théâtres qu’ilsont érigés dans la fuite ont été bien infé-rieurs à celui-ci, c’est que différentes causes,soit locales ou pécuniaires, les en ont em-pêchés, plutôt que le défaut de génie , ainsique je Pai dit ci-dessus.

Le Théâtre de Milan ( 1 ) est le plus an-cien de PItalie , après ceux dont je viensde parler; il fur construit vers 1600 : faforme générale est un parallélogramme de 29toises & demie de longueur dans œuvre,fur 8 1 pieds 6 pouces de largeur moyenne ;la partie du devant, où est la salle, ayant13 pieds de moins large que vers le fond duThéâtre.

La salle est basse, longue & évasée ducôté du Théâtre, & les angles du fond enfont arrondis; fa largeur est de 46 pieds auplus large fur 42 au plus étroit, le tout dudevant des loges , & elle a 80 pieds deprofondeur du devant de Pavant-scène au

II y a 5 rangs de loges fur ìa hauteur,au nombre de 3 y à chaque rang ; elles fonttoutes fermées avec des volets , parce qu’ilest d’usage d’y jouer ou d’y tenir conversa-tion. Ces loges ont environ 6 pieds quarrésfur tous les sens, & on y communique pardes corridors, qui, à chaque étage, tournentautour de la salle ; & ce qu’il y a de singu-lier , c’est que dans ces corridors, & vis-à-vis de chaque loge , il y a des garde-robescorrespondantes à chacune d elles, ce qui,me semble, annonce le goût de particularitéqui régnoit alors en Italie , lequel a certai-nement donné naissance à l’usage des logesparticulières qu’on a mal-adroitement imitéesen France, fans cependant avoir les mêmesraisons , voyez ce que j’ai dit à ce sujet ,page 25. ê

Les séparations de ces loges ne font pasperpendiculaires aux faces de la salle, maiselles font plus ou moins convergentes auThéâtre à mesure quelles s’éloignent de lascène : on l’apratiquée ainsi, afin que ceux quise trouvent placés au fond des loges, puissentaisément voir la scène. ■

Ces loges n’ont pas de banquettes, ainsi

í 1 ) Ce Théâtre vient d’être brâlé le Dimsnxhs i\ Mars 1776.

que

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