Manche
Chap. IIL Sec t. /. Idêe générale du Théâtre projetés 3 Gc. 41
largeur au premier étage, lesquels font fail-li e de y pieds 6 pouces, fur la derniere co-lonne qui s’y trouve engagée d’un tiers deson diamètre.
Le milieu de ces pavillons est percé pardes arcades de 9 pieds de largeur & de 20pieds de hauteur, pris du fol intérieur dupéristile.
Les archivoltes & les pieds-droits de cesarcades font enfermés dans des niches quar-
réfervoirs dans lesquels f ont contenues leseaux provenant des terrasses des péristiles, PlanCHëque je n aurois pas pu placer ailleurs , puis* Z -qu’il est nécessaire qu’ils soient au ha Ut àbâtiment*
L’attique est d’une ordonnance moderne :il est décoré de pilastres dont les axes tom-bent à-plomb des trumeaux du mur extérieurdu corridor des loges ; les entre - pilastresfont remplis par des tables renfoncées, enfer-
rées , & font couronnés par des bas-reliefs mées dans des niches quarrées ; & chacunedont le dehors tombe à-plomb de ces der- de ces tables est ornée alternativement parnieres. une tête d 5 Apollon entourée de lauriers
Au bas de ces arcades, font des balcons une fleur-de-lys pareillement entourée , &en saillie portés par des consoles, ce qui est d’un coq entouré de lys, tous symboles depeut-être une licence ; mais je m y fuis cru la France.
autorisé, afin de donner plus de grandeur à La corniche de l’attique circule tout aul’intérieur des salons que renferment ces p a vil- pourtour , fans faire aucun ressaut ; elle estIons, & en même-temps pour en augmenter la surmontée d’un socle sur lequel, & àl’à-plomblargeur & en diminuer la hauteur, du moins des pilastres , font placées des figures rela-en apparence. tives au sujet.
C’est cette même raison qui m’a engagé En général tout l’édifice est entouré d’un
à orner de refends les soubassements quiportent ces pavillons , afin quêtant ainsidivisés, ils paroissent moins hauts.
La partie supérieure de ces pavillons est
trottoir de 3 y pouces de hauteur , fur lequelon arrive par le moyen des perrons placésaux angles & au milieu de leur longueur.Ces trottoirs ont 5 pieds de largeur jusqu au
rieur du rez-de-chausséemoyen , se trouve élevé de
terminée en amortissements , sur lesquels font devant des marches qui montent au fol inté-placés des grouppes de figures représentant,l’un la Tragédie, & l’autre la Comédie ,
& sur les pavillons des faces latérales , lapoésie lyrique & la pastorale.
Ces grouppes terminent assez bien cespavillons , ôt fervent à les faire piramider furles angles de l’édifice : cela m’a paru d’autantplus à propos que l’attique étant fur un plancirculaire, semble fuir vers les deux extrémi-tés de fa longueur, & diminuer de hauteur ;
, qui , par leurj pieds au-dessusdu niveau de la rue : j’ai pensé que cetteélévation seroit très-avantageuse , non - seu-lement pour donner plus de dignité à l’exté-rieur de l’édifice , mais encore pour préser-ver son rez-de-chaussée de l’humidité de larue , & par conséquent à le rendre plus sec& plus sain.
Les faces latérales font parfaitement sem-sse maniéré quêtant vu d’un point de distance blables à celles dont je viens de faire la def-convenable, fa partie supérieure forme une cription, à l’exception que d’après le pavil-ligne circulaire , qui couronne avantageuse- Ion d’angle donnant fur le derriere de l’édifice,ment le milieu de l’édifice: cependant il auroit il y a un arriere-corps de 77 pieds de Ion-été beaucoup mieux de supprimer tout-à-íait les gueur, dont la décoration & l’ordonnance fontpavillons & de faire régner la colonnade dans les mêmes que celle du reste du monument,toute la largeur, parti que j’aurois certaine- à l’exception que l’attique qui régné dansment pris , si d’un côté la distribution in- environ un tiers de fa longueur, n’est pastérieure ne m’avoit pas gêné , & encore plus apparent, ôc que l’Ordre Ionique y est fup-des raisons de solidité ; car si j’avois íup- primé n’en ayant conservé que l’expreslion ,primé les pavillons des angles de mon édi- afin de donner plus de simplicité à la déco-fice, rien n’auroit retenu la poussée des plat- ration de ces arriérés-corps , & les détachertes-bandes des trois péristiles dont il est én- en quelque forte du reste de l’édifice.touré j de plus, j’avois besoin d’en fortifier Ces arrieres-corps font percés chacun dsles angles pour retenir la poussée des murs cinq croisées, d’une grandeur ôc dune décora-cir culasses qui entourent ma salle, qui, sans tionsemblables à celles des péristiles ; êt entreêtre beaucoup chargés par les combles, ont chacune d’elles il y a des tables s 3X ^ a . sl í es 9cependant besoin d’avoir de forts points d’ap- qui occupent la place des Orf eS fi ue 1 al U P"“pui ; d’un autre côté , ces quatre pavillons primés, pour les xdií^ ns q ue 1 données ci-jrenferment dans leurs parties supérieures des dessus.