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Première partie.
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C H A p. III. Se ct* IV. Description des Plans du troisième étage > êCc. 5 %

-- tant polir servir au besoin danS h partie fu-

MANCHE périeure de ce dernier , que pour faciliter lerenouvellement dès eaux des réservoirs infé-rieurs auxquels ceux-ci pourróient en quelquúforte servir de supplément: cela est d’autantplus à propos qu’on ne rechangeroit pas seaude ces derniers tout à la fois , mais à des tempsdifférents & à Rapproche de la saison plu-vieuse , c'est-à-dire, vers le temps des Equi-noxes.

La partie supérieure du Théâtre n’offrerien de particulier, ou du moins, qui exigeune description détaillée ; ce que j’ài ditjusqu’à présent à ce sujet, & ce que je diraidans la fuite, joint à l'inspection de ce plan,doit suffire ; c est pourquoi je vais passertout de fuite à l’explication des coupes demon projet, après avoir fait quelques obser-vations au sujet du plan dont je viens defaire la description, sur-tout relativement auxprécautions que j’ai prises par rapport auxincendies.

Personne n’ignore combien les incendiesfont à craindre dans les maisons particulières,6c à plus forte raison dans les édifices publics ,sur-tout ceux dont il est ici question, quirenferment à certaines heures un grand nom-bre de Citoyens de tous les rangs & de tousles états, & qui, quelque solidement construits qu’ils puissent être, font continuelle-ment exposés aux accidents du feu , eu égardà la quantité des lumières & des matièrescombustibles dont ils font nécessairementremplis ; c’est pourquoi je crois qu il estinutile de faire de grands efforts pour prou-ver combien les précautions que je recom-mande ici font utiles 6c nécessaires.

Ces précautions font de deux sortes ,savoir celles qui tiennent au local de l’édi-fice, 6c celles qui lui font accessoires.

Les premieres consistent , tant dans lasolidité de la construction que dans la dis-position des issues , qui , non - feulementdoivent être nombreuses pour faciliter, dansim instant, la sortie de la multitude desSpectateurs , mais. encore d’un usage facile& simple , pour que dans un moment detrouble, comme un incendie ou tout autreaccident, tant ceux qui ont coutume de fré-quenter le spectacle, que les Etrangers &les Citoyens qui nen connoîtroient par lelocal , puissent se mettre promptement ensûreté.

La seconde espece de précaution consistédans une quantité suffisante de réservoirspleins d'eau Lr de pompes prêtes aux besoins,pc placés de maniéré qu’ils soyent toujours

en état de servir , ôc par conséquent àf endroit qu ils doivent occuper , de ma- Plancheniere que leúr service n'interrompe point 6 °la circulation des travailleurs qui doiventnon - seulement être libres , mais enc orôavoir deS retraites sures qui les mettent ûl’abri du danger , ce qui augmente leutcourage, 6c, si je l’oíe dire , Pintrépiditédont ils ont besoin.

Quant aux réservoirs, il faut qu’ils entou-rent particulièrement le Théâtre, au hautduquel ils font d’autant mieux placés, qu’ilsfont à la porté des Pompiers : fans cela on nepourroit que très-difficilement faire usage despompes, si elles étoient placées au bas duThéâtre , vu la quantité de choses de touteespece dont il est embarrassé.

De plus , le service des pompes ainítéloigné, ne fa it pas un grand effet, au lieuqu’étant dirigées du haut & proche des réser-voirs , on seroit à portée d’en tirer tout leparti possible, 6c de perdre moins d’eau, qui^quelque abondante qu’elle soit , n’est jamais?en trop grande quantité. II est bon d’obser-ver qu’il faut que les réservoirs ainsi placés ^contiennent autant d’eau, qu’il est possible,,du moins autant que les eaux pluviales peu-vent en fournir, afin qu’on soit à portée dénoyer tout de suite la partie embrasée , ÔCn’être pas obligé d’nt-f-^ndre. des secours étran-gers , qui, quelques prompts qu’ils puissentêtre , arrivent toujours trop tard : c’est céque j’ai fait ici, où les réservoirs qui font.placés au haut de mon Théâtre , à les esti- tmer à leur plus petite capacité f contiensnent plus de iq à 15 milles pieds cubeàd’eau, fans toute celle des réservoirs infé-rieurs qui pourroient en contenir une quan-tité encore plus considérable : cela seroitcertainement suffisant pour être eh état d&se passer de secours étrangers, ou du moinsde les attendre fans crainte.

On m’objectera peut-être que les acci-dents dont je parle arrivent rarement , cequi est heureusement vrai ; mais enfin ilsarrivent quelquefois 6c peuvent encore arri-ver , d’où il faut conclure que les précautionsque je recommandé font nécessaires, tant poutprévenir le mal, qu’y remédier s’il arrive ; ôcsupposé même qu’il n’arrivât jamais, tranquil-liser l’esprit des Spectateurs, qui, ìorsq u ’d$viennent à réfléchir fur les dangers où la mau*vaisc construction de nos Spectacles les expo-sent continuellement, n’y assistent pas sanâun sentiment de crainte gui ^uble une partiedu plaisir qu’ils y g°à* ent ’ ce S ui ne sero>lt pass’ils étoient persuadés que quelqu® diosc qui

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