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Chap. III. Se ct. VI Description de la coupe de la Salle , ÔGc. Z/
t èn dessous, ce qui change & défigure tousleurs traits ; de plus, la fumée & l’éblouis-sement que cause la lumière de la rampe,est encore une raison de plus pour en auto-riser la suppression, & y substituer d’autresmoyens, comme celui que je propose, outout autre qu’on jugera convenable.
On pourroit objecter que les piédestauxque j’ai placés aux deux côtés du Théâtrepour porter les lumières feroient un mauvaiseffet dans Inexécution; mais on doit faireattention qu’ils ne feroient presque pas vusde la plus grande partie des Spectateurs ,attendu que la rampe des premiers gradins lescacheroit presqu’entiérement , ainsi qu’onpeut le voir dans cette coupe du côté oùla rampe n est pas supprimée : je ne lai repré-sentée au côté opposé que pour faire voir lagrandeur & la forme d’un de ces piédestaux :c’est pour la même raison qu’aux premiè-res loges de ce même côté , j’aì aussi sup-primé la coupe des banquettes de cette loge,pour faire voir la porte d’entrée par laquelleon arrive aux gradins supérieurs.
Avant que de quitter le détail de cettecoupe , il est bon de faire quelques observa-tions au sujet de la grandeur de l’avant-scèneou ouverture du Théâtre proprement dite.
Cette avant-scène de y o pieds de largeur& de 49 pieds 6 pouces de hauteur, est cer-tainement très-considérable , du moins pour|a représentation de certaines pie ces oule Théâtre doit représenter l’intérieur d’unappartement, une chambre rustique, ou toutautre objet de peu de conséquence; cepen-dant il est des occasions où la grandeur del’ouverture du Théâtre, telle qu’elle est ici,n’est pas trop considérable, sur-tout quandle Théâtre doit représenter, soit une forêt,une place publique , une ville assiégée, unport de mer avec des vaisseaux, ou enfin tous
autres grands objets qui exigent non-seùle-ment beaucoup d’étendue, mais encore ungrand nombre d’Acteurs ( i ) : c est pourquoij’ai cru qu’il étoit bon de donner à cetteouverture toute la grandeur possible, dût-o».être quelquefois obligé de la rétrécir &d’en diminuer la hauteur, par des retroùffisde rideaux nommés communément Manteaud’ Arlequin , ce qui, me semble, vaut beau-coup mieux que de diviser la largeur decette ouverture en trois parties pour fairetrois scènes fur le même Théâtre , divisiontoujours mauvaise, en ce qu’elle ôteTunitédefaction, en partageant Inattention des Spec-tateurs , ôc qui, quand elle seroit nécessaire ,feroit toujours mal, à cause du peu de rapportqui se trouveroit entre les objets représen-tés par ces différentes scènes & le corps d’Ar-chitecture qui formeroit cette division.
De plus, supposé qu’il fût quelquefois néce-saire d’enfreindre les réglés de l’unité de lieudans la représentation d’une même piece, quedeviendroient les colonnes ou tout autre corpsservant à former la division de l’ouverturedu Théâtre , lorsque le décor de ce dernierviendroit à changer, & qu’au lieu de quel-ques parties intérieures d’un palais ou d’untemple, il représenteroit une forêt, une mer,ou enfin un antre ou même les enfers ; ilsferoient non-seuieittent très-mal, mais encoreils ne pourroient plus exister fans nuire auxActeurs & aux Spectateurs : d’où il faut con-clure que la division de l’ouverture du Théâtrene peut raisonnablement avoir lieu, & que s’ilétoit quelquefois nécessaire de représenterplusieurs scènes en même-temps fur un Théâ-tre, le changement de ces scènes devroit êtreamené par la forme & l’ordonnance des déco-rations, & non pas par la disposition localede l’ouverture de ce même Théâtre,
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-Planche
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Section Sixième.
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Description de la coupe de la Salle & du Théâtre , prise sur la ligne Á, B.
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La Planche 8 représente la coupe duThéâtre projetté dans toute fa longueur ;c’est-à-dire, la coupe de la Salle & du Théâ-tre fur leur profondeur. La coupe de la Salle,quant à ses parties extérieures, est exactement
la même qu’à la Planche précédente, du moinsà si peu de différence près, qu’il me semble Plancheinutile d’entrer dans aucun détail à ce sujet : il 8.n’en est pas de même de l’intérieur de laSalle ni de celui du comble qui la couvre.
( I ) Quelque large q de toit cette avaiît-fcène , il auroít été àïóuhaiter qu’elle le fût encore davantage, comme je l’ai déja dit,tant pour les raisons que je viens-de donner , que relativement àla forme de la salle qui étant très-large, exige davantage d’ou-verture à l’avant-ícène afin que le plus grand nombre des.Spectateurs puisse voir f intérieur du Théâtre ; mais, quoique
convaincu de cette vente, ie n’aì pas cru devoir
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pourquoi je me contente d’en parler 1C1, periuaae que .instruits & judicieux: rue rendront justice à cet égard,
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