Chap. III. Sect. VIII. Application iu Projet à une plate donnée » 6 Z
defrìere du Théâtre, laquelle seroit tou-Manche jours très-considérable , vu que cette rueI0 » débouche dans celle de Vaugirard , dont leterrein ne laisse pas d’être élevé au-dessus dela place du Théâtre.
Au moyen des changements que je viensde proposer, il est aisé de voir que quelqueconsidérable que soit mon projet, il ne seroitdu moins pas inexécutable, quant au local deson emplacement : quant au projet en lui-même, c’est aux Connoisseurs, qu’il appar-tient d’en juger ; je nai aucune prétention dele présenter comme exempt de défauts , nicomme un exemple à imiter, & ne Tai com-posé , ainsi que je Tai déja dit, que pourservir à la description des parties intérieuresdes Théâtres ôc des Machines théâtrales, quifont toutes du ressort du Menuisier Machiniste,ôc dont je traiterai dans la seconde Partie decet Ouvrage.
Attentif à profiter de tous les Avis quipeuvent contribuer à la perfection duqirojetque je présente au Public, je dois lui rendrecompte d’une réflexion qu’on m’a faite, ôcdes moyens propres a y répondre.
On m’a fait observer qu’un des plus grandsdésagréments attachés à la construction ac-tuelle de nos Spectacles, est que les person-nes de considération ôc les dames n’y peuventarriver fans fe mouiller ou fans fe crotter.On a cherché dans plusieurs Villes de TEu-rope à y remédier : à Turin, entr’autres, ona pratiqué fous le Spectacle même une voiecouverte pour les voitures, ôc à cet égardl’objet est rempli ; mais d'un autre côté, dès
que le Spectacle est commencé & que îé si- W-àEMsssM »lence y régné > une feule voiture qui passé PlanGhSfait un bruit insupportable aux Spectateurs , ì'Q hôc trouble entièrement les Acteurs. Voicicomment je procure Pavantage d’arriver àcouvert, fans troubler la tranquillité du Spec-tacle.
Le Lecteur, pour mieux saisir m Oh idée >voudra bien avoir sous les yeux la Planche X.
Comme dans mon projet , j’ai isolé monSpectacle de tous côtés, on pourroit de eha-cun des vestibules M i ôc M 2 faire partir une ‘“T’ -galerie, dont l’épaisseur seroit égale à la ìar- LA NCHfegeur des pavillons , ôc qui, en traversant larue, iroit joindre la façade des maisons quej’ai supposé devoir environner la place. Com-me ces maisons pourroient servir de de-meure aux Comédiens ou autres personnes,elles offriroient un passage commode soit eh-dessus formé en terrasse, soit en-dessous, pouíarriver au Spectacle. Ces galeries n’auroientde hauteur que celle du soubassement, ôc se-roient couronnées comme lui, d’une balus-trade ; elles seroient percées de trois arcadesde 12 à 1 $ pieds de largeur ôc de 2 4 de hauteur,
& formeroient un vaste vestibule, qui, fansnuire à la circulation des voitures, procure-roient , je pense , la commodité désirée.
Ce moyen ne change rien au dessein généralde mon plan, qui est d’être isolé, puisque cesgaleries font placées vers les extrémités descôtés de Tédifice. Par-là, le Spectateur arrivéau centre de la place , ne voit point ces ga-leries ; ôc Tœil qui la parcourt n’est offusquépar aucun objet.
N. B. Occupe depuis plusieurs années du travail dont f offre aujourd'hui au Public la premìeróPartie , j ai dans mon porte-feuille tous les matériaux , bien digérés, de la partie intéressante quidoit suivre ; mais c eft par le suffrage du Public sur cette premiere Partie , que je serai en état dejuger du sort qu il destine à la suivante& fi je suis affe^ heureux pour obtenir ce suffrage , kConstruction des Machines Théâtrales de tout genre, objet de la seconde Partie ,sera sans retard mise sous presse ,
Fin de la Premiere Partie.