Planche
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162 MENUISIER, IL Partie . Chap, I
s de frises ; de ce nombre est celui que l'on appelle point de Hongrie , lequelest fait de compartiment diagonal. Quelquefois on met ces eípeces de planchersau nombre des parquets ; mais comme ils n ont aucune eípece d’assemblage ,on ne doit les considérer que comme des planchers à compartiments.
Le plancher à point de Hongrie fe fait ordinairement d’alaises de trois ouquatre pieds de long , félon la grandeur de la piece, & de la largeur detrois à quatre pouces, selon les différentes longueurs ; leur coupe Sc la di-rection des joints fe fait d'onglet ou par un angle de 45 degrés , ce quiest la même chose.
Mais en général, pour bien faire le compartiment d’un plancher à pointde Hongrie, il faut, après que l’on aura déterminé la grandeur de la piecetant fur la longueur que íùr la largeur , réserver au pourtour un coursde frises, lequel aura d’après la faillie de la plinthe du lambris d’appui ,la même largeur que les alaises dont fera composé le plancher ; ensuited'après cette frise , on divisera le reste de la largeur en plusieurs li-gnes parallèles , dont la distance ne doit être que depuis 2$ jusqu a34 pouces , afin de produire des diagonales dont la longueur soir depuis troisjusqu à quatre pieds , le rapport du côté d’un quarté avec íà diagonaleétant à peu-près comme 7 est à 10, ce qui revient aux largeurs ci-deíïùs;en observant toutefois que le nombre des parallèles soit impair, afin qu’il fi*trouve un joint au milieu de la piece. On sera la même opération pour lalongueur que pour la largeur, dont on sera les divisions égales à celles decette derniere, du moins autant qu’il fera possible ; si cela ne íe peut, onles fera plus larges, afin que la grande longueur des alaises íìiive le íènsde la piece. ( Uoye^ les Fig. $ & 6 de La PI, 32).
Pour ce qui est des planchers proprement dits, il n’ya d’autre façon quede les corroyer Sc de les joindre à rainures Sc languettes. Ceux qui font
faits en alaises íorvt heaucoup meilleurs que ceux qui f)rit faits de planchesde toute leur largeur, parce que les planches étant moins larges, elles fontmoins sujettes à se retirer. Comme les planches n ont pas assez de longueurpour faire celle des pieces, on les rejoint à rainures Sc languettes aux boutsles unes des autres ; mais quand on veut que l’ouvrage ait plus de solidité,on fait des travées de cinq à six pieds de long , au bout desquelies onmet une frise en sens contraire, dans laquelle entre le .bout des planches.Cette derniere maniéré est très-bonne, Sc est préférable à toute autre, àcause de sa solidité : Sc on doit l’employer dans les endroits qui ne fontpas susceptibles d’une grande magnificence, Sc dont on a intérêt de ména-ger la dépense.
Tous les planchers doivent être faits de bois de chêne depuis r y lignesd’épaisteur juíqu’à deux pouces, Sc on ne doit jamais y employer de fàpín,parce que ce bois est trop tendre Sc fe retire trop. Pour ce qui est de la