Section II. De la décoration des Cheminées > ï77
la chaleur du feu pourroit les faire bomber Sc les mettre dans le cas decasser les glaces.
Les bâtis des parquets de glaces doivent avoir trois pouces de largeurau moins , fur environ un pouce d’épaisseur, parce qu ils doivent désaffleurerle nud du bâti de la cheminée, d’environ quatre lignes, ce qui est né-cessaire pour placer la glace Sc l’étoffe que son met dessous; les traversesdes parquets doivent avoir de longueur toute la largeur de ces derniersdans leíquels ils font aíîèmblés à tenons Sc mortaises. Ordinairement on néfait point de joue au devant des tenons de ces traverses, ainsi quauxbouts des montants qui entrent dans les bâtis, afin que le tenon conservetoute sa largeur ; mais cette méthode a f inconvénient que la joue des mor-taises des bâtis devient très-íoible, ne pouvant avoir que l’épaiíïêur de lafeuillure que son fait pour recevoir les glaces; c est pourquoi je crois qu ilest bon de faire ces assemblages à f ordinaire, cest-à-dire, avec deux arra-íements ; à moins toutefois que les battants n ayent pas asiez d’épaiíïèur, cequi n’arrive guere souvent, Sc qui ne doit pas même arriver. ( Voye^ laFig. 14, cote ef')
O11 fait au pourtour des bâtis des glaces, des feuillures d’environ six àhuit lignes de largeur, fur une profondeur égale au renfoncement du par-quet , qui est d’environ quatre lignes, ainsi que je l’ai dit plus haut*
Quant à la largeur des bois des bâtis, les battants auront premièrement -la largeur de la moulure , plus celle du champ ; ce fera la même chosepour les traverses, excepté celles du bas, lesquelles n ont point de champapparent, du moins pour l’ordinaire ; mais elles doivent avoir trois ou qua-tre pouces de largeur, afín de pouvoir y faire un assemblage solide. Commeces traverses deviennent plus larges que les moulures des glaces, on y faitUn ravalement de ce qu’elles ont de plus de largeur que ces dernieres , plu S
six lignes, ce qui est nécessaire pour recouvrir la glace. ( Voye\la Fig.ly').Quoique les bâtis de parquets de glaces soient tout unis, cest-à-dire arrasés,il est nécestàire d’assembler les traverses d’onglet du derriere des moulurespour plus de propreté, excepté celles du bas, qui, lorsqu elles n ont pointde champ apparent, n ont besoin que d’une barbe de six lignes, qui estla profondeur des feuillures des battants.
En général, pour déterminer au juste la largeur des feuillures des bâtis,fur-tout quand l’arrasement des bordures de glaces est borné , on doit pren-dre juste cette meíùre, Sc faire ensorte que du fond des feuillures il y ait^ sombre de pouces complet, par exemple, z8 pouces, plus un quart
lur^° UCe aU fourtour, ce qui déterminera la largeur des seuil-
> tant de largeur que de hauteur , étant très-indifférent que les mou-
^ ^vrent plus ou moins íur la glace. Quand le haut des cheminées
fera une forme cintrée, on fera la feuillure du haut quarrée , du moinsMenuisier. //. p arCm
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