Planche
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^08 ME N UIS I É R >11 Partie. Chap . III.
est très-commode, vu qu’on peut en faire tout ie tour fans être obligé dedescendre , ce qu on ne peut faire avec une échelle. ( Voye^ les Fig. $ & 7.)
Cette derniere maniéré de décorer les bibliothèques, est la moins magni-fique Sc la moins régulière, à cause de la différente largeur des castes d’ap-pui, Sc de celles de hauteur, dans les angles saillants ou rentrants: de plus,la grande faillie que l’on est obligé de donner à ces appuis pour pouvoirmonter destus , rétrécit beaucoup une piece , Sc fait un assez mauvais effet,qui cependant semble être compensé par la grande commodité que l’on enretire, ainsi que je l’ai dit ci-deffus. Il faut aussi observer de ne point fairejoindre les corps dans les angles , ( fur-tout lorfqu’on est borné par la place, )mais au contraire, les écarter alfez pour qu’on puiiíe faire un pilastre ou-vrant en tour creuse , ce qui fait que l’on jouit de sangle qui reste entre lesdeux corps de bibliothèques ; & cela racheté] le défaut de largeur qui íetrouve entre les castes du haut & du bas. ( Voye { les Fig. 5 & 7. )
On termine ordinairement le destus des bibliothèques , par une cornichede menuiserie, laquelle doit être dune grandeur Sc dune richesse relativesà celles de ces bibliothèques ; mais cependant je crois qu’il seroit plus àpropos, (fur-tout dans le cas cfun bâtiment neuf) que les corniches des pla-fonds des pieces destinées à placer les bibliothèques, fustent en avant-corpsde la faillie de ces dernieres , de forte que les faces de bibliothèques sem-blassent supporter les corniches, qui alors leur serviroient de couronnement;ce qui sait un très-bel effet, ainsi qu’on peut le voir dans la Figure i re .
Il y a des bibliothèques où son ne met point de derriere, Sc où l’onfait porter leurs tablettes Sc leurs montants contre le mur ; cependant je croisque malgré l’usage, il est beaucoup mieux d’y faire des derrières, ne fus.sent-ils que de planches unies,' (quoique ceux d’astembiages à panneaux arra-fés soient beaucoup meilleurs, ) afin de garantir les livres de la poussière Scde f humidité.
Les tablettes des bibliothèques font toujours ornées dune moulure íùr far-rête, laquelle moulure doit excéder de toute fa faillie les derrières des cham-branles ou des bâtis entre lesquels elles doivent être entaillées très-justes pourplus de propreté.
II y a trois maniérés de poser les tablettes , fçavoir, celle de les poser íùrdes tasseaux, comme la Fig. 8, cote a, (qui est la moins bonne;) cellede les assembler à tenons Sc mortaises dans les côtés Sc les montants ; Sc cellede les poser fur des tasteaux avec des crémaiilés ( * ). (Foye £ Us Fig, cjf $ 10 ).
De ces trois maniérés de poser les tablettes, la seconde est la meilleure,non-feulement parce qu’elle est plus solide Sc plus propre que les autres,mais aussi parce que quand les tablettes font ainsi poíees, on peut faire af-
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(*) Le véritable mot est cremaillere ; mais les Ouvriers disent cremaillé ou cremíllier : c’eílpourquoi j’ai suivi cet usage dans tout le reste du discours.
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