Planche
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LIO ME NUIS I E R, II. Partie , Chap. III.
' qui, à la vérité, seroit un peu plus long, mais auíîi plus solide ; Sc cela est fortà considérer. ( Koye^ la Fig. 10 ).
Les crémaillés s’attachent avec des vis fur les côtés Sc íiir les montants des bi-bliothèques ; Sc on aura íbin d’enterrer les têtes des vis, fùr-tout à celles du de-vant , afin de ne pas être obligé de faire les entailles des tablettes plus larges qu ilne faut; ce qui est très-déíàgréabie avoir, íur-tout quand les crémaillés affleu-rent le devant des chambranles de bibliothèques.
Les crémaillés fe font en deux maniérés. La premiere est de les corroyerpar tringles de la largeur Sc de fépaiíîèur néceílàires, puis d’y faire les dents,en donnant à chacune un coup de ície pour la partie horizontale de chaque dent,Sc en abattant le reste avec le ciíèau. La seconde maniéré est de prendre des plan-ches de toute leur largeur, corroyées Sc mises d’une épaiíîèur égale à la largeur descrémaillés que l’on veut faire ; puis à la hauteur de chaque dent, donner un coupde ície à travers la planche à la profondeur des dents ; après quoi on hache tou-tes les dents, Sc on les recale à bois de travers avec une eípece de bouvet ouguillaume en pente, lequel est dune forme semblable au creux de la dent, Scporte íur deux joues, afin d’entrer également dans le bois. ( V^oye^ la Fig. n ).Quand les dents íont ainsi taillées au travers des planches, on refend ces der-nieres à l’épaiíîeur de chaque cremailié, ce qui est une très-grande diligencepour f exécution, mais aussi ce qui demande beaucoup d’attention en les refen-dant ; c est pourquoi bien des Ouvriers préfèrent la premiere maniéré, quoiquela plus longue.
Lorsque les tablettes des bibliothèques íont d’une certaine longueur , Sc quel'on craint que le poids des livres ne les fasse plier , on les íoutient d’eípace eneípace par des montants, lesquels íont recouverts par de faux dosserets de livresqui Rappliquent deíïïis ; c’est pourquoi il faut que les montants déíàffleurent ledevant des tablettes de fépaiíîèur de ces doíîèrets, qui est de trois à quatre li-gnes. Comme les livres ne montent pas ordinairement juíqu'au deíïbus des ta-blettes , il faut faire une entaille aux montants de ce que les livres ont de moinsde hauteur que la distance des deux tablettes, afin que les faux dosserets quel’onrapporte soient de la hauteur des livres, ce qui peut être parle moyen decette entaille à laquelle deux pouces de profondeur íùffisent pour former uneobscurité, & pour cacher le montant. ( Voye^ la Fig. 1 & $, cotées c c.') Pource qui est de fépaiíîèur des tablettes, elle varie depuis un pouce juíqu’à deux ,félon qu elles ont plus ou moins de portée, c’est-à-dire, de longueur.
Le bas des bibliothèques est ordinairement terminé par une plinthe, ( ainsique je f ai déja dit,) au-dessus de laquelle on fait affleurer le fond de la biblio-thèque. Ce fond doit être assemblé à tenons Sc mortaises avec les côtés Sc lesmontants, lesquels doivent toujours monter de fond, c’est-à-dire, qu’ii faut qu’ilsportent íùr le nud du plancher. Quand les travées de bibliothèques íont d’unecertaine largeur, on doit mettre des lambourdes à ces fonds, afin de soutenir le