Planche
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LZ 4 MENUISIER, 11. Partie . C%. Fl.
gées à leur place ; Sc la Fig. 2 , qui représente le plan de ces mêmes chapiers |où toutes les lignes ponctuées a a , indiquent les potences rangées dans l ar-moire ; Sc les lignes ponctuées b b , les mêmes potences étant ouvertes, deforte que dans tous les cas les chapes ne puissent point être gênées, les espacesc c étant toujours égaux.
Cette maniéré de pendre les chapes est auffi très-bonne pour les tuniquesSc les chasubles, qui peuvent se suspendre par le moyen des portes-manteaux at-tachés à des tringles de fer, ainíl qu on le pratique aux armoires de garde-robes.Voye-^ les Fig. 3 & 4, qui représentent deux porte-manteaux , f un qui est droità l’uíàge des tuniques, Sc l’autre cintré à l’uíàge des chasubles.
Il y a d’autres armoires d’appui, dont la hauteur doit régner à celle des cha-piers, dans lesquelles on met les chasubles Sc autres ornements de moyennegrandeur, lesquelles peuvent être décorées à l'extérieur comme les chapiers.
Ces armoires doivent avoir 4 pieds 3 pouces de largeur au moins, fur 2 piedsSc demi de profondeur ; il y en a dont le dedans est garni de tiroirs dans lesquelsfont placés les ornements ; mais la coutume la plus ordinaire est d y faire destablettes à claire-voie, lesquelles posent fur des coulisseaux dans lesquels ellesfont retenues; la distance de ces tablettes n est pas déterminée , parce que leplus ou moins grand nombre d’ornements de la même eípece , Sc la grandeur dela place peuvent seuls en décider ; tout ce que je puis dire, c est quelle varie de-puis 4 jufqu’à 8 pouces.
Au-deísos des armoires d’appui, on place d’autres armoires qui font de deuxeípeces, selon leur destination ; savoir, celles des sacristies des Mestès, Sc cellesdes grandes sacristies ou trésors. (*)
Celles qui sont pour les sacristies des Messes, ne doivent pas avoir plus de 2pieds de haut, sor 15 à 18 pouces de largeur, leur usage n’étant que pour serrerles calices : au-dessous de ces armoires doivent être placés des tiroirs, dans lesquels on ferre les linges Sc autres choses nécessaires ; de sorte qu’il faut, dumoins autant qu il est possible, que chaque Prêtre ait son armoire particulière ,Sc le tiroir qui est dessous. Il arrive quelquefois que l’on est gêné par la largeurdes sacristies ; dans ce cas, on élevé ces armoires d’environ 12 ou 15 pouces au-deísos de i’appui, & on les soutient par des consoles, ce qui donne plus de lar-geur à l’appui, fans pour cela en prendre davantage sor celle de la sacristie.Comme ces armoires ne prennent pas beaucoup de hauteur, il faut observer deles placer du côté des croisées, afin de réserver le côté opposé pour les grandes
f*] Dans îes grandes Eglises, il est de deuxfortes de sacristies, Tune que l’on nomme Sacrijïiedes Messes -, 6c l’autre que l’on nomme grande Sa -cïiftìe ou Trésor.
Dans la premiere, on ne met que les ornementsrropres aux Messes, & par conséquent qui de-mandent moins de place chacun en particulier.Dans la seconde au contraire, sê placent les
chapiers, Pargenterie de toute espece , Sc générrâlement tout ce qui est nécessaire au service desEglises. Toutes les Eglises n’ont pas deux sacris-ties ; cependant dans celles qui n’en ont qu’une,il faut faire en forte qu’il y en ait une partie dis-posée pour un usage, & l’autre pour l’autre, afiaque tout soit parfaitement en ordre.