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Il y a encore une autre maniéré de faire les jalousies, qui est de les faire detringles minces arrondies , que l’on attache l une fur l’autre avec des clous d’é-pingles; mais cette derniere maniéré est mal-propre à peu solide. Voye £ la,Fìg. y, PI* S8 , qui représente une partie de jalousie, diíposée de maniéré qu’iireste des demi-quarrés par les côtés, afin que les panneaux ne fe coupent pas,ainsi que je lai déja dit , ce qui arriyeroit si les angles des quarrés venoient àl’arrasement de la jalousie , ainsi que l’indiquent les lignes ponctuées a , b , dela même Figure.
Les jalousies sont fermées de portes qui ouvrent en dedans du confessionnal.Quelquefois ces portes ouvrent à coulisses ; mais il est beaucoup mieux de lesferrer avec de petites fiches, ainsi que sont celles du confessionnal dont je parle*(Voye^ la Fìg. 4. )
Le pourtour des jalousies est enfermé par un champ dont les moulures profi-lent avec celles du panneau de côté , ainsi qu’aux autres confessionnaux ; toutce qu’il y a de différence, c’est que la traverse• du deísos de la jalousie, nepasse pas de toute la largeur du côté, & qu’au contraire elle s’assemble d’on-glet avec le montant, & forme un angle rentrant dans le panneau. ( Voye^ lesFig. 3 & 4. ) Dans les côtés des Pénitents sont embreuvés deux marche-pieds,ou pour mieux dire, deux agenouillons de 4 pouces de hauteur, lesquels sor-tent d’entre les deux chambranles, 8 c saillent en dehors en forme de demi-ovale. ( Voye{ les Fìg. 1 & 2 , cote b. )
Le marche-pied de dessous est élevé de y pouces, ainsi que je lai dit plushaut, 8c reçoit toutes les parties du confessionnal qui y sont embreuvées ; àl’endroit des principaux battants sont percées des mortaises, au travers deíqueliespassent des tenons qui sont faits à l'extrémité des battants, qui sont eux-mêmespercés dune mortaise dans laquelle on fait paísor des clefs qui arrêtent toutl’ouvrage. ( Foye £ la Fig.ty , PI. 88
Je ne parlerai point ici des différentes courbes qui so trouvent dans le cou-ronnement de ce confessionnal, ni de la méthode dont je me sois servi pourles exécuter, réservant cette ^explication à la partie de l’Art du Trait où ellefera placée plus naturellement; au lieu qu’ici elle ne pourroit être que con-fuse 8c embarrassée, n étant pas amenée par la théorie des choses plus sim-ples que celles dont je parle.
Je ne prétends pas non plus donner le confessionnal dont je viens de faire ladeseription , comme un exemple à imiter dans toutes ses parties ; je ne l’aichoisi de préférence à tous ceux qui sont exécutés , que parce qu’il renfermeen lui seul preíque toutes les difficultés de la théorie 8c de la main-d’œuvrequi so rencontrent dans les autres, 8c que toutes sos parties, tant intérieuresqu’extérieures, sont traitées avec beaucoup dé soin, ce qui est peut-être lesoûl mérite qu’ait cet ouvrage.
Je sois moi-même très-persoadé que les formes creuses & rondes dont il est