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Section 11 . Des Retables dé Autels ; leur décoration & proportions. 241ce qui s’appelle en terme d’ouvrier , faire une rampe avec raccords radoucis - ‘ ”*
Quant aux ornements des chaires, ils doivent être graves , destitués detoute eípece de frivolités ; on doit aussi eviter d y faire des cintres d uneforme trop tourmentée , sur-tout dans les rampes, ainsi qu on peut le voir dansla chaire des Carmes dits des Billettes, qui est un prodige de mauvais goût,dont cependant on ne voit que trop d’exemples.
Quant à ce qui a rapport à la construction des rampes , j’en parlerai dans lapartie de f Art du Trait, pour les raisons que j’ai dites plus haut en parlantdes confessionnaux. Voye% la PI. 8p, qui représente une chaire a prêchermobile avec les développements, Sc la Pi. 5)0, qui repreíènte une chaire aprêcher attachée à un pilier suivant Fustige ( * ).
Section Seconde.
Des Retables d’Autels ; leur décoration & proportions, ainsi quede la décoration des Chapelles en général.
S o us le nom de Retables déAutels ? on comprend non-íèulement le corps de
l’autel proprement dit, mais encore les revêtissements de menuiserie que l’on Plancheplace au-deílus. Anciennement on étoit beaucoup plus dans Fusage de faire ces .ouvrages qu’à présent; car non-seulement on faisoit en bois le deílùs des autelsde chapelles , mais encore ceux des chœurs , appelles maître - autels , lesquelsconsistoient pour Fordinaire en un corps d’architecture, composé de colonnes ,grouppees ou iíolees, presque toujours couronnées d’un fronton, &quelque-*fois par un attique, ainsi qu’on peut le voir au maître-autel des Chartreux , desTrémontrés de la rue Haute-feuille, des Peres de l’Oratoire, fauxbourg Saint-Jacques, & ailleurs.
Mais comme ces autels devenoient trop dispendieux, ou pour mieux dire legoût ayantchangé j ces fortes d’ouvrages ont été réservés pour les chapelles, oul’on ne-leur donne pas toute f étendue des premiers, la place ne le permettantpas ; c est pourquoi on se contente de deux colonnes isolées, ou seulement dedeux pilastres que Fon couronne d’un fronton , du moins pour 1 ordinaire. Onn est pas toujours obligé d’employer des ordres aux retables d’autels ; on peut fortbien y substituer des pilastres de menuiserie, qui portent la corniche, & ser-vent comme de cadre à un tableau que Fon place au milieu.
C*') le ne donnerai pas ici d’autres desseinsde chaires à prêcher, ainsi que des disterentesformes de leurs rampes, vû. que ce ne ìeroitquemultiplier les abus , & que de plus c elt )aplace & la dépense que l’on veut faire, quidoit décider à ce fui et ; le moyen le plus surpour avoir une parfaite connoiffance de ces ou-vrages, étant Vexamen de ceux qui font faits,Sc qui ont acquis de la réputation. Je ne par-lerai pas non plus de la maniéré de les poser,parce que cela tient trop à leurs différentesformes ; tout ce que j’en puis dire , c’est que
Menuisier. IL Pan .
les chaires à prêcher , ainsi que leurs dais, fontsoutenues par de fortes barres de fer, qui fontscellées dans les piliers qui les portent. Cesbarres de fer font attachées au corps de lachaire par des boulons à vis avec écrous, Scfont recouvertes par la Menuiserie; de sorte quetoute cette ferrure n’est nullement apparente.Quant à la forme & à la grosseur de ces barresde fer, ce fera les différentes formes de la chai-re , ainsi que fa plus ou moins grande pesanteurqui en décideront; c’est pourquoi on ne peutdonner aucun précepte à cet égard.
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