Section IL Des Retables d'Autels; leur décoration & proportions. 24Zl’on semble donner la préférence à ceux qui íònt de la forme d un tombeauantique sans aucun cadre ni moulure qui ressente la Menuiserie en aucune façon ,en quoi on a d autant plus de raison , que les autels étoient anciennement à-,vés fur les tombeaux des Martyrs : cet usage est venu jusqu à nous, puisqu onne construit point d autels fans y mettre des reliques.
Cependant, n en déplaise à la mode , je ne crois pas qu il soit fort nécessaireque tous les autels soient (comme on le dit) à 1 antique, cest-à-diie, enforme de tombeaux ; je crois qu un autel d une forme quarree, Sc au milieu du-quel feroit placé un bas-relief ou autres ornements analogues au sujet, feroittout aussi bien que ceux qu on appelle antiques, Sc beaucoup mieux que ceuxqui font décorés à la moderne, dont le mauvais goût a donné lieu à une in-finité de licences, tous les Menuifiers qui avoient des autels a faire se copiant plus ou moins bien ou mal, selon qu ils avoient d adresse & de goût.Lorsque le dessus d’un autel est fait en bois , il faut toujours y pratiquer dansle milieu de la longueur, un eípace quarré renfonce d environ un pouce, danslequel on place une pierre ; il faut aussi que ce dessus íoit plus bas qupourtour de fautel, afin que les nappes que l’on met dessus, viennent affleurerce dernier.
Au-dessus Sc fur le derrière de l’autel, font placés des gradins qui íònt desespeces de marclies de $ à 6 pouces de hauteur, fur 8 a 10 pouces ou meme unpied de faillie, íur lesquels on place des chandeliers, des vases & autres choses servant à la décoration des autels. Voye^ les Fig . 1 & Z , de la P L pi, lef-
Planche
pu
quelles repreíentent deux autels décorés des différentes maniérés dont je viensde parler ci-dessus. Je ne parlerai pas ici de la construction de ces fortes d’ou-vrages, c’est-à-dire, de la maniéré de construire les colonnes & les entablements,parce que je me fuis réservé d’en parler dans la partie de l’Art du Trait, aìníìqu’on le verra ci-après.
Le pourtour des chapelles est ordinairement revêtu de Menuiíèrìe à la hau-teur de 8 à p pieds au plus, y compris les corniches ; il en est même dont faireest revêtu de parquet, afin qu elles soient moins fraîches pendant fhiver ( * ).
Les chapelles ne doivent pas avoir de lambris d’appui, ni par conséquentde cymaises, ( ainsi qu’on le pratique à beaucoup d’endroits ) ; mais il faut^aire monter les panneaux de toute leur hauteur, Sc ne faire par le bas qu undouble socle, lequel peut avoir jusqu à 1 6 pouces de hauteur, qui est celle desfeges. La corniche de ces lambris doit être grave avec larmiers ; quelquefois on*es profile en plinthe, que l’on remplit de postes ou d’autres ornements courants.
Ceux qui voudront voir des chapelles bien décorées, pourront voir celles
_ _ » à différents particuliers, qui s y retir re ~
( * ) Cette coutume est très-bonne, parce qu \ au service Divin , 6c vacquer P ^ors à
les chapelles dans leur origine , étoient des et- 1 ^ , ce qui te ptatiq
pecesd’oratoires, qui quoique dépendants d une 1 P
Eglise, appartenoient ou pouy oient appartenir > P re en *