Section II. De la Çorijlrucáofi des Buffets d'Orgue, F’f%
Ì1 he faut point mettre de traverse par le bas de cecté fenêtre, parcs quelle.huiroit aux machines qui correspondent auxclaviers des pédales ; on n.y mèt seule-ment qu’une traverse par le haut , laquelle reçoit un panneau qui monte juíqu àf architrave ; ce panneau est plus ou moins haut , selon la grandeur de 1 orgue : ily en a qui ont 'juíqu à 8 pieds de hauteur, ce qui est nécessaire pour .placer in-térieurement les abrégés Sc toute la mécanique qui se trouve comprise entre lesclaviers à ia main Sc les sommiers. Les panneaux qui remplissent le reste de laface du massif , entrent à rainures Sc languettes dans des cadres qui íbnt eux-mê-mes embreuvés dans les montants du massif; mais il vaudroit mieux que cesmoulures fussent prises à même le montant, ce qui se roi t plus solide , ainsi queje f ai dit plus haut. Quant aux traverses de ces panneaux, elles s’assemblent sé-parément entre les montants de la carcasse, chacune selon la largeur du panneau,Sc redescendent de toute leur largeur en contre-bas de la traverse qui porte far-,chitrave, dans laquelle traverse elles entrent à rainure & languette* I
Loríque le buffet d’orgue n’est pas d’une grandeur constdérable, on prend iàfaillie de f architrave aux dépens de la traverse, ce qui vaut mieux que de la rap-porter. En général, on ne fait point de tenon par le bout de cette traverse ,tnais des mortaises, parce qu elles servent comme de base au reste du buffet. Latraverse du dessus de celles dont je viens de parler, doit aussi avoir de longueurtoute ia largeur de l’orgue ; Sc elle ne différé de la premiere, qu’en ce qu’on yfait des tenons pat les bouts , lesquels entrent dans les montants des tourelles de$angles : cette traverse sert à porter la corniche ; Sc on peut, lorsque cette der--.lïiese n est pas considérable, la prendre dans la même piece ainsi que l’architravô,La traverse qui porte la corniche, s’assemble avec celle qui porte f architrave *par des montants qui ont de hauteur la largeur de la frise , Sc que l’on place à là-plomb de chaque montant des tourelles. L’eípace qui se trouve entre la frise >la corniche Sc les montants reste vuide , ou polir mieux dire , la frise se levé pourpouvoir travailler aux sommiers, & on ne fait point de feuillures pour soutenirles frises rapportées; mais on y met des taquets de distance en distance, afin déménager la largeur. Voy. la Fig . H , dont la moitié represente la carcasse d unbuffet d’orgue dépouillé de tous ses ornements.
Les entablements des massifs qui soutiennent les tourelles, se rapportent entrois parties différentes ; savoir, l’architrave , la frise Sc la corniche : iarehitravë& la corniche s’affemblent à clefs dans les traverses droites du bâtis, lesquellesclefs passent dans des mortaises, cote a a , Fig. j. La coutume etoit de faire pafsèr les clefs au travers des traverses du bâtis, Sc on les arrêtoit par derrière avecff autres clefs qui passoient au travers ; mais la faillie de ces dernieres nuisoit à1 intérieur de 1 orgue , en empêchant les sommiers d approcher assez prés ; c estpourquoi il vaut mieux couper ces clefs au nud des traverses , Sc les arrêter avéeces dernieres par des boulons de fer, aux quels on fera des têtes pour pouvoir lesretirer» Voye^ l es Fig. ^ & 6 , de la FI. AI , dont Tune représente lá coupé dé
Menuisier, IL p a n, Ttt