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[Quatrième partie.]
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Sec T. L Des trois Ordres Grecs ; de leurs proportions , &è. ÎÔ4|

Ces Ordres font ou colonnes ou pilastres; les colonnes font des cylindresparallèles jusqu’au tiers inférieur de leur fut, & qui diminuent de diamètre jusqu’à Rancheleur extrémité supérieure ( comme je l’expliquerai ci-après ) , lesquels cylin-dres doivent toujours être isolés , du moins autant qu il est possible. Les pilas-tres , au contraire, font des prismes d’une forme quarrée par leur plan ,d’une largeur égale dans toute leur hauteur , Sc qui ne font jamais isolés,mais au contraire engagés dans des corps d’Architecture íur lesquels ilsne saillissent que d’un sixième de leur diamètre , ou d’un quart tout a\iplus.

La diminution du diamètre des colonnes est d’un íixieme de ce mêmediamètre , Sc cela à tous les Ordres. Cette diminution fe fait, comme je viensde le dire, depuis le tiers inférieur du fût, indiqué par la ligne h , fig. 6 ,jufqu’au dessus de l’astragale , Sc cela non pas par une ligne droite , mais par unecourbe dont les différents points font donnés de la maniéré suivante. Au tiersinférieur de la colonne, indiqué par la ligne horizontale a b 9 fig . 10 , ontrace le demi-cerle a q b ; ensuite le diamètre supérieur étant déterminé, com-me celui cd y du pointe, on abaisse la perpendiculaire c r, laquelle coupele demi-cercle au point 6 ; ensuite on divise l’arc de cercle , compris depuis

a , jufqu’à 6 , en autant de parties égales qu’on le juge à propos : on divisede même la partie supérieure du fût de la colonne en un même nombre departies égales ; ÔC par ces divisions on fait passer les lignes horizontales ef ,ghyilymn Sc o p 9 auxquelles on mene autant de perpendiculaires éle-vées des points de divisions de l’arc de cercle qui leur font correspondants ;savoir, du point y , à la ligne e f \ de celui 4 , à celle g h ; du point 3 , acelle il ^ du point 2 , à celle m n ; Sc de celui 1, à la ligne 0 p ; puis par lespoints a,o,myiygye 8 ccy on fait paíser une ligne qui est la courbedemandée.

II y a une autre maniéré de tracer la courbure de la diminution des colonnes,qui se fait ainsi qu il fuit.

Les diamètres supérieurs Sc inférieurs étant donnés comme dans la fig. 10,

' on prend avec un compas la distance s b, qu’on porte de d en r, fur Taxede la colonne ; Sc par ces deux points on fait passer une ligne qu’on prolongejusqu’à ce qu’elle rencontre la ligne horizontale du diamètre inférieur a b -aussi prolongée au point u , duquel point, comme centre , on fait partir au-tant de lignes qui traversent le fût supérieur de la colonne à la rencontre delaxe , de laquelle on porte sur ces lignes la distance s b 9 ou celle t d, cequi est la même chose , comme, par exemple , de x à jy , & de £ àainsi des autres ; puis par chacun de ces points Sc celui b , on fait passer lacourbe demandée.

Si on vouloir que la colonne diminuât du bas , on se serviroit de la même°P^ration , ainsi qu on peut le voir dans cette sigure, en observant toutefoisTtULi LLA GEUR> L 1 z

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