$ECT* IL Notions élémentaires de t Art du Trait
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Section Second
E.
Notions élémentaires de îArt du Trait , relatives à celui du Treillageur*
L’Art du Treilîageur a pour objet non-seulement la décoration des jardins $mais encore la construction de différentes pieces propres à procurer sombreâ le frais, comme les Salions Sc les Cabinets de Treillages, les GaíleriesouBerceaux, &c - lesquelles íònt toutes recouvertes en dessus par des parties detreillages, formant soit des dômes ronds ou en impériales , des calottes, desvoûtes , soit en arcs de cloître ou en berceaux, des voussures de toutes les ejspeces, des trompes, des queues de paons ou panaches , des lunettes , &c*dont il faut déterminer non-seulement les différentes courbures prises géomé-tralement, (c’est-à-dire, perpendiculairement à leurs faces ), mais encore Cellesque produisent les angles de ces voûtes, lesquelles íònt toutes disposées endifférents compartiments réguliers , du moins autant que ces différentes par*ties peuvent le permettre. Il est donc essentiel que les Treillageurs íòient bieninstruits de la partie de f Art du Trait qui a pour objet la maniéré de déter-miner la courbure des arêtiers Sc des différentes parties de voûtes, Sc aussi le
développement des surfaces de ces mêmes voûtes, pour pouvoir parvenir à ytracer toutes sortes de compartiments. Ces notions de l’Art du Trait, fontd’autant plus nécessaires aux Treillageurs , que c’est eux qui tracent auxSerruriers la courbure , ou, comme ils disent, le íìmblo des fers qui entrentdans la construction des voûtes de treillage, dont non-seulement ils augmen-tent la solidité 7 mais encore auxquels ils assurent une forme constante Sc du-rable , le fer n’étant pas , ainsi que le bois, sujet à se cintrer inégalement níà íe redresser quand une fois il a reçu la forme convenable.
Je n’entrerai pas ici dans le détail de la forme que peuvent prendre les dif-férentes voûtes des ouvrages de Treillage , vu que ces formes peuvent êtrevariées à finfini ; je me contenterai donc de donner quelques exemples géné-raux applicables à tous les cas, du moins autant qu il me fera possible de lefaire.
La j fig. r , représente le plan d’un Berceau en angle , dont les faces repré-sentées en élévation ,jig. 2 & 4, íònt d’inégale largeur, quoique d’une me- Branchéme hauteur, Sc dont la courbe d’arête , représentée en plan par la ligne AB ,fig. 1, se trace de la maniéré suivante. Le cintre de Télévation de face, fig. 2, étantdonné , on le divise en un nombre de parties quelconques, comme aux pointsc } h 9 c 9 d 9 e ; puis on abaisse de chacun de ces points des lignes perpendicu-laires fur le plan , Sc que l’on prolonge juíqu’à ce qu elles rencontrent la dia-S°nale AB) fig. 1 , aux points f , g, h, i 9 l , desquels, ainsi que decelui F, on élevé autant de perpendiculaires, dont la hauteur etant egale à