Planche
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1098 Z’ART DU TREILLAGEUR, Chap. I.
ou à donner plus ou moins de grandeur à ces mêmes compartiments - qui peu-vent être très-bien exécutés, fans pour cela faire un bon effet, Sc cela parrapport à la grandeur de l’ouvrage, Sc du point de distance d’où il doit êtrevu pour jouir à la fois de son ensemble Sc de ses parties de détail ; c’est pour-quoi il faut beaucoup d’expérience pour déterminer la forme Sc la grandeur descompartiments des Treillages, ce qui ne s'acquiert qu avec le temps, Sc , cequi est encore mieux , par l’examen réfléchi des ouvrages de cet Art qui ontle plus de réputation, en faiíànt toujours attention à leur grandeur & à laplace qu’ils occupent : tel compartiment fait très-bien dans de petits ouvrages,Sc par conséquent demande d’être vu de près, qui feroit très-mal dans degrands ouvrages, dont l’éloignement du point de vue fait diíparoître les vali-des , ou du moins les diminue considérablement en rapprochant les pleins,du moins en apparence, comme je le dirai en son lieu , en parlant de ladisposition générale des Treillages.
En général, les compartiments des Treillages , ainsi que de toute autreforte d ouvrages , font de deux especes ; savoir, ceux qui sont composés delignes droites, Sc ceux qui font composés de lignes courbes.
Les premiers sont disposés horizontalement , comme les fig, 1 & ^ , ou
diagonalement comme les fig. 2,4^5.
Le plus simple des compartiments des Treillages, est celui qu’on nomme d:mailles quarrées , représenté fig. I , lesquelles sont plus ou moins grandes ,selon les différents ouvrages , mais qui, dans tous les cas, doivent être régu-lières , c’est-à-dire , que du dedans des bâtis, représentés par les lignes ab, cd 9a c Sc b d , il sc trouve toujours un nombre juste de carreaux , Sc , autant qu’ilest possible , un vuide au milieu - tant de la hauteur que de la largeur, indiquéedans cette figure par les lignes e fi Sc g h.
Quand la forme des bâtis n’est pas parfaitement quarrée , c’est-à-dire , qu ilsont plus de hauteur que de largeur (comme il arrive presque toujours), onmet un plus grand nombre de quarrés fur le plus grand sens, ou bien on faitles mailles barlongues, comme on fait ordinairement aux Treillages d’eípa-liers Sc à ceux if appuis, ce qui est égal, pourvu qu’il se trouve toujours desmailles entieres aux extrémités, ce qu’il faut toujours observer. Les carreaux oumailles quarrées ou barlongues, (car il n’en faut jamais faire d’oblongues) sontcelles qui sont le plus en uíàge; cependant je crois qu’on pourroit quelque-,fois en varier la forme en faiíànt des compartiments mi-partis , c’est-à-dire,alternativement grands Sc petits, comme à la fig. 3 , ce qui feroit un très-boneffet, qui remédieroit à la monotonie des carreaux,soit disposes horizontalement,comme la fig. I, ou fur l’angle, comme la fig. 2 ; car on pourroit égalementdisposer les compartiments mi-partis de cette façon, en observant de les com-partir de maniéré que le nud des bâtis paíïat par 1 angle des quarrés barlongs,ainsi que les lignes i l Sc m n, asin qu il ne se trouvât pas de coupe irréguliere