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[Quatrième partie.]
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Planche3 ± 9 *

1110 r A R T DU TREILLAGE U R. Chap. II.

au - deíîùs du dreíloir , Sc perpendiculairement à fa longueur.

Cette mâchoire sert de point d’appui pour dresser les échalas ; ce qui fe faitcomme je vais renseigner ci-après.

Les échalas, tels qu’on les achete en bottes, comme le représente la figure IL,neíont pas exactement droits, mais le plus íouvent remplis de sinuosités qui fontplus ou moins considérables, selon que la piece de bois , dans laquelle ils ontété fendus, est plus ou moins droite , Sc de fil ; quelquefois ces sinuosités fontsi considérables, qu’il feroit impossible de redresser les échalas aux dépens de leurépaisseur ; c est: pourquoi on les redresse fans les diminuer ; ce qui fe fait de lamaniéré suivante.

On prend de la main gauche lechalas qu’on veut redresser, Sc on le pose furle dressoir ; ensuite , après avoir considéré de quel côté il est creux, on faitporterie côté oppoíé , c’est-à-dire, le bouge, fur le bout du dressoir qui est unpeu arrondi ; puis avec la serpe qu’on tient de la main droite , on en donne uncoup fur l’échalas; ce qui étant fait, on appuie de la main gauche fur ce dernier,qui étant arrêté par la mâchoire de fer , est obligé de ployer, Sc par consé-quent de fe redresser. Il faut faire attention que le coup de serpe ou navrurene doit pas être donné perpendiculairement à la longueur de l’échalas, mais aucontraire obliquement à cette derniere , 8 c du côté où le fil du bois fe trouveroitle plus allongé, afin découper moins de fibres ligneuses ou autrement dit de fil, Scde conserver plus de forceàl’échalas. Voyez lasig. 14 qui représente un Treilla-geur dans l’instant où, après avoir donné le coup de serpe (qu’il appuie fur le boutdu drestoir ) , il fait ployer l’échalas pour le redresser; voyez aussi les figures 10Sc 1 1 , qui représentent, l’une un échalas tel qu’on le tire de la botte, Scl’autre, ce même échalas après avoir été dressé comme je viens de i’enseigner- ,Sc auquel on peut remarquer que les coups de serpe ou navrures font donnésdes deux côtés, Sc en différents sens, selon que les sinuosités de l’échalas 9 fig.10 , l’ont exigé. Cette maniéré de dresser les échalas est la plus prompte Sc laplus usitée ; mais elle a le défaut d etre peu propre ; Sc quelque foin qu’onprenne, on ne peut pas parvenir à rendre les échalas parfaitement droits; déplus,quand le bois vient à se sécher , les coups de serpe s’ouvrent , ce qui fait unassez mauvais effet ; c’est pourquoi, quand l’ouvrage est un peu de conséquence, ilfaut choisir les échalas les plus droits possibles, & achever de les dresser auchevalet & a la plane, comme je renseignerai après avoir fait la deseription duchevalet Sc de la plane.

§. I. Du Planage des Bols , & des Outils qui y fini nécessaires;

Planche

Z50.

Le chevalet ,/F. r , 2 , 3 Sc 4 , est une efpece de banc d’environ 4 pieds6 pouces de longueur , fur 7 à 8 pouces de largeur dans fa partie la plus étroite.Ce banc est supporté par quatre pieds de 18 à 20 pouces de hauteur, pris du