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[Quatrième partie.]
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Planche

3 S-°*

TII2 r ART DU T RE I LIAGE U R 9 Chap. IL

solidité que eelui dont je viens de faire la description: la plupart de ceux dontils font uíàge étant peu solidement construits, Sc par conséquent d'un uíàgepeu facile ; ce qui ne peut être autrement, rien n étant si difficile que de se

íèryir de mauvais outils.

Quant aux dimensions des différents chevalets, elles font toutes à peu prèsles mêmes, c’est-à-dire , assujetties à la grandeur humaine, qui ne varie gueredans le plus grand nombre de sujets.

La plane , fig. 5 & 6 , est une lame de fer acérée, dont le tranchant, sem-blable à celui des ciseaux , est fait sur íà longueur. La largeur de la plane estd’un pouce Sc demi à 2 pouces, fur environ 15 pouces de longueur ; son épais-seur est d’environ 2 lignes, Sc fa surface, du côté de la planche, doit être bougesur íà longueur de 2 à 3 lignes, comme l’indiquela ligne c , d 9 fig, s , asin quequand on fait usage de cet outil on puisse bien dreíïèr le bois; ce qui ne pourroitêtre si la planche ou côté d u taillant de la plane étoit exactement droite , commeon le verra ci-après.

Les deux extrémités de la plane fònt diminuées de largeur, Sc reployées enretour d’équerre du côté de la planche d’environ 4 lignes, prises du nud de cettederniere , d’après quoi elles font un second coude parallèle au plat de la plane , Scsont terminées en forme de íbies, pour recevoir deux manches ou poignées debois, qui fervent à tenir cet outil : ces poignées ont environ 2 pouces de longueur6c un pouce Sc demi de diamètre, ce qui est suffisant pour qu’on puisse les bienempoigner, Sc elles font, ainsi que leurs foies, reportées fur le derriere de la lame,asin que l’essort que fait l’Ouvrier, lorsquii fait uíàge de cet outil, Sc la résis-tance qu’éprouve ce dernier, se trouve furie même plan; ce qui ne pourroit êtresi les manches n’étoient pas reportés en arriéré de la planche de l’outil, vu leboaibage de cette derniere - par l’extrémité duquel bombage il faut que paíïè lecentre des deux manches, comme l’indique la ligne c >fig* y.

Quand on fait usage de la plane, on empoigne les manches des deux mains, unpeu renversées en dehors, 6t les pouces fur le deílùs des manches, vers leursextrémités supérieures : la planche de la plane doit être en deíîòus, 6c parallèleà la face de l’ouvrage, fur laquelle on la fait mordre en la levant un peu duderriere 6c en la tirant à foi. Cet outil est très-facile à mener, pourvu qu’on ne1 engage pas trop dans le bois, Sc que les manches íòient aíîez en arriéré : carfi les manches de la plane n étoient pas ainsi reportés en arriéré , on ne pourroitfaire uíàge de cet outil que très-difficilement, parce que l’essort íè trouvant dansun plan plus éleve que la résistance, il faudroit nécesiàiremént que la plane re-levât du derriere, & que son taillant s’engageât dans le bois plus qu’on ne vou-droit ; 6c alors il arriveroit de deux choses lune, ou que l’on seroit exposé àgâter l’ouvrage en prenant trop de bois à la fois, ou que l’Ouvrier fatigueroitbeaucoup pour se rendre maître de son outil 6c empêcher qu il ne relevât duderriere, 6c par coníèquent ne prît trop de bois.

Quand