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[Quatrième partie.]
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Sect. L §. I. Du J? lattage des Bois , ê des Outils qui y font nécefaires. ï 11 fSc auxqu elles elles ne font que peu adhérentes , Sc quelquefois même pointdu tout ; il arrive même qu’elles fe détachent quelquefois d’elles-mêmes. Quandle bois est très-fec, les mailles semblent être d’une autre nature que le reste dubois, duquel elles diffèrent, Sc par la couleur & par la densité, qui est beaucoupplus considérable dans les mailles, que dans ce dernier.

De quelque forme que soient les bois qu’on plane, il faut toujours avoir grandfoin que la plane coupe bien vif Sc que son tranchant soit bien égal, sor - toutpourles bois minces ; c’est pourquoi, après lavoir aiguisé sor la meule, il faut luiôter le fil avec la pierre à affiler, qu’il faut passer , tant sor le biseau que sur laplanche , en observant de tenir la pierre bien parallèle à cette derniere , afínde n’y pas faire de faux biseau , ce qui sempêcheroit de couper vif, ou du moinsfans faire de grands efforts, ce qu’il faut absolument éviter, sur-tout pour lespiecesminces , qu’on a bien-tôt coupées dans leur longueur, pour peu qu’on inclinetrop la plane en dedans, ou qu’il fe trouve des rebours, qu’il faut avoir grandsoin d’éviter.

Planche

35 °.

Il y a des Treillageurs qui donnent leurs planes à affûter aux Rémouleurs, Sccela, parcs qu’ils n’ontpas l’habitude de le faire, ou qu’ils n’ont pas de meule,ce qui est absolument nécessaire pour affûter cet outil ; cependant ceux qui le

font eux-mêmes, Sc qui par conséquent ont une meule , font très-bien , parcsque les meules sont très-utiles pour bien affûter toutes sortes d’outils, Sc mêmetrès-promptement ; ce qu’on ne peut pas si bien faire sor un grès ordinairecomme jel’ai déja dit dans la partie de l’Ebénisterie, page 806, où j’ai fait ladescription d’une meule Sc de son auge , à laquelle on pourra avoir recours, nem’attachant ici qu’à faire la description des outils des Treillageurs proprementdits.

Pour les ouvrages ordinaires, les Treillageurs sont, ainsi que je lai dit plushaut, dans l'usage de corroyer tous leurs bois à la plane , tant les gros bois, Planchecomme les échalas , que les bois minces destinés à faire des ronds Sc autres ou-vrages plus délicats , Sc les lattes de frifages ; Sí comme il est nécessaire que cesdernieres soient droites sor le champ , Sc d’égale largeur dans toute leur lon-gueur , ils les dressent Sc les mettent de largeur à la varlope , Sc cela par lemoyen d’un outil nommé boite a mettre de largeur , représenté figure r.

Cette boîte à mettre de largeur, n’est autre chose qu’un morceau de bois d’unbon pouce d’épaisseur , sur 3 à 4 pieds de longueur Sc 4 à y pouces de largeur,aux deux cotés duquel, ( c’est-à-dire sor le champ ) sont attachées deuxbandes ou rebords de bois dur Sc liant, qui l’affleurent en dessous Sc le débordenten dessus d’une saillie, égale à la largeur que doivent avoir les lattes : ces rebordsfont ordinairement attachés à plat avec des clous tout simplement ; mais il vautbeaucoup mieux y mettre des vis, Sc sor - tout les assembler à rainure Sc lan-guette avec le fond, afin qu’elles ne puissent faire aucun mouvement sor lahauteur : il faut auíîi avoir soin de disposer ces rebords, de maniéré .que leurs fils