Blanche
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ïii 8 L’ART DU TREILLAGEUR, Chap. II.
que le bois ployé plus aisément dans l’incérieur du rond, & qu’â l’extérieur iítende moins à se redresser ; ce qui arriveroit nécessairement si on ne prenoitcette précaution , c’est-à-dire , 6 on faiíoit les habiliures de l’autre sens.
Quand on fait ainsi le developpement des ronds, il faut avoir grand foin defaire les divisions le plus près les unes des autres qu’il est possible, afin que lalongueur de la piece ,fig.S, foie égaie aux circonférences des cercles concen-triques ; ce qui ne peut pas être exactement vrai, quelque proche que íòient cesdivisions (la corde d’un arc étant toujours plus petite que lare qu’elle soutient)*cest pourquoi il est nécessaire ssajouter quelque chose à chaque distance, prisesur les divisions des cercles, sur-tout quand ces derniers sent d un petit diamètre,comme aux ronds dont il est ici question.
La plupart des Treillageurs ne prennent pas beaucoup de précaution pourfaire les ronds ; ils commencent d’abord par disposer un morceau de bois de lalargeur Sc épaisseur qu ils jugent convenable ; puis après y avoir fait une habillure
par un bout, ils prennent un morceau de bois rond , nommé moule , fg. j ct6 , dont le diamètre est égal au diamètre intérieur du rond qu ils veulent faire -Sc après avoir attaché dessus la piece planée, ils la font ployer autour jusqu a cequ’elle ait fait deux révolutions , plus la longueur de i’habillure prise de i àt > fig- 1 > &■ ììs en terminent la longueur au point m , après avoir marqué lecommencement de la seconde habillure en /z; ce qui étant fait, ils dépioyent lapiece Sc la détachent du moule, asin qu’elle puisse leur servir de modele pour
tous les autres ronds d’une même forme Sc diamètre.
Cette méthode, toute pratique , de trouver la longueur des pieces propresà construire, seroit tres-bonne & beaucoup plus prompte que la méthode théo-rique que j ai donnée ci-defîùs, si les pieces étoient toutes parfaitement bienplanées, Sc sur-tout égales d’épaisseur, tant entre elles que dans toutes les partiesde leur longueur, ce qui arrive rarement, d’où il arrive seuvent qu on voit desronds places les uns a cote des autres, qui sent inégaux d’épaissèur Sc de dia-mètre , ce qui est encore pis.
On pourroit remédier à ce dernier inconvénient en faisant des moules creuxcomme celui fig. 7 , ce qui alors assureroit le diamètre extérieur des ronds quine pourroit plus varier ; ce qui seroit un très-grand avantage, vu que c’est in-térieur qui touche aux bâtis dans lesquels on les place; quant à leur épaisseur, onparviendroit à la rendre parfaitement égale en mettant les pieces d’épaisseur aurabot, comme je Renseignerai ci-après.
Quand les pieces propres a faire les ronds sont toutes disposées, on les atta-che fur les moules, Sc on les finit comme je l’enseignerai après avoir dit quel-que chose des outils qui servent à ces diverses opérations : ces outils font lemoule, la bigorne Sc le recaloir.
Le moule ,fi g . p & 6, est un morceau de bois rond, fur le côté du que l e stpratiquée une rainure c , dans laquelle on fait entrer fextrámité de la piece avec
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