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[Quatrième partie.]
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Planche

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1120 D ART DU TREILLACEUR , Chap. IL

ia hauteur des ronds qu’on y place à plat ; les deux côtés de ce ravalement fontrefouiliés en deíïbus pour recevoir les languettes d’une planche ou couvercle B,fig. 12 & 14, laquelle est creusée en demi cercle par un bout, ainsi que la partiepleine du recaloir qui lui est opposée, afin d’embraífer le rond entre elle Sc cettederniere : il faut autant de recaloirs qu’on a de ronds de différents diamètres, dumoins dune différence trop considérable , Sc souvent on les fait doubles furî’épaiífeur, Sc d’une largeur inégale, comme on peut le voir à la figure 12, qui re_préfente la coupe du recaloir double, fig. 14 , où le dessous est indiqué par deslignes ponctuées.

Il est bon de faire les recaloirs ainsi doubles, non-seulement pour ne pas mul-tiplier les outils, mais encore pour que le bois étant découvert Sc fouillé desdeux côtés , il se travaille moins , Sc ne se cofine pas d’un côté ou de l’autre, cequ’on peut en partie empêcher en emboîtant la partie pleine du recaloir.

Quand on veut monter un rond, on commence par faire entrer le bout in-férieur de la piece dans le moule , Sc on la replie de gauche à droite en appuyantle pouce de la main gauche dessus , puis on saisit la queue du moule de la maindroite, Sc on fait tourner ce dernier en dedans de droite à gauche, en observanttoujours de bien appuyer de la main gauche fur la piece à mesure qu’elle tourne,afin qu’elle porte bien également, tant sur le moule que sur elle-même ; quand lapiece a ainsi fait ses deux révolutions, on l’appuie fur l’établi, l’habillure en dessus,( fans pour cela la quitter de la main gauche ) , Sc on l’arrête vers l’extrémité decette derniere avec une b roquette à tête plate, fig. 4, qu’on n’enfonce qu’autantqu’ii faut pour qu’elle n’entre pas dans le moule ; ce qui étayt fait on ôte le rondde deílùs le moule, Sc on mec une autre broquette en dedans après avoir faitíòn entrée avec le perçoir, comme à celle de dehors ; on enfonce la broquette dededans fur la bigorne plate , afin que la pointe de la broquette passe dans le troude cette derniere, après quoi on retourne le rond Sc on le place fur la partieronde de la bigorne , tant pour river le clou du dedans , que pour achever d’en-foncer celui du dehors , qu’on rive ensuite , ou pour mieux dire dont on repliela pointe , ainsi qu’à l’autre ; les rivures , proprement dites , ne pouvant se faireque sur les métaux, du moins fans beaucoup de danger. Si au lieu de se servirdes moules ordinaires pour monter les ronds, on vouloir faire usage de celuifig. 7 , cela ne souffriroit aucune difficulté , parce qu’au lieu de commencerpar placer le clou extérieur, on cominenceroit par l’intérieur, comme on le peutyoir dans cette figure , Sc le reste à l’ordinaire.

Quand les ronds'font ainsi arrêtés , on les met de largeur avec la plane ; pourcet effet on place le rond dans le recaloir, dont on approche la coulisse autan tqu’ii est possible pour le tenir ferme.

Ensuite on met le tout fur la planchette du chevalet, fig. iy, dont on faitappuyer la tête du levier fur le dessus du recaloir, qu’on tient ferme par cemoyen ; puis on dresse d’abord à la plane un côté du rond, Sc on le retourne

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